Une proposition de Lilou !
30 août 2025
la cigale et la fourmi/Lilou
La cigale et la fourmi
Une fourmi fifalin, race particulière spécialement formée
pour résister à la barnouille, la fameuse cigale chanteuse, vit arriver cette emprunteuse
patentée, les ailes en codron, les antennes grinfalantes, l’air épuisé.
Ah te voilà barnouille, ta jerse est de travers, tu as
encore trop stricader avec tes congénères.
Oui ma chère et je viens chercher quelques grains de lerte,
ton ancêtre n’avait pas été généreuse avec ma grand -mère, mais moi toi je te
connais, tu ne me laisseras pas dans la mouise, mourir de faim, de froid.
Et dis donc, je vais me gêner tiens. Non, non tu ne me
barnouilleras pas avec des didettes à dormir debout. Tu as chanté à tout venant,
tu as quitté tes calortes pour être plus à l’aise derrière les gruniers et tu n’en
as pas honte.
Oh non, pas honte mais faim et froid. Je te promets je ne
ferai pas de collouste.
Eh qué collouste, colouste toi-même et ouste dehors !
La ménagerie des rêves sous la voûte étoilée /Marie Sylvie
A barnouiller... / Pierre Lpc
À barnouiller en fifalin, on choppe le codron de la didette.
Il est bien aise de grinfaler que non, que le grunier peut témoigner
Mais la calorte a tout vu. Ce sera la lerte contre le jerse.
Le jugement va stricader, que l'on ne puisse plus faire collouste.
Alors on range sa barnouille, on sourit et on se tient à carreau.
LA DAME DE PIQUE / J.Libert
LA DAME DE PIQUE
Elle sort du grunier dans lequel elle règne suivie de sa calorte de fifalins et entourée de son personnel domestique. Ses cheveux de jerse joliment barnouillés en chignon dégagent une collouste gracile.
Ses didettes, cachées sous un grand manteau de velours pourpre, se dirigent d’un pas lerte vers sa voiture tirée par deux puissants codrons blancs fraîchement étrillés et qui piaffent d’impatience. Les roues vont stricader sur le gravier blond de la cour tandis que les bêtes prennent leur élan pour grinfaler bientôt derrière les hautes futaies de la propriété.
LE FIFALIN, DIDETTE ET LE MITRON / François
LE FIFALIN, DIDETTE ET LE MITRON
`
Un tout jeune fifalin
Sachant barnouiller sur les bords,
S’est fait prendre à grinfaler,
Quand la sirène à stricadée,
Comme un bandit de grand chemin.
Pendant quelques temps il fit des économies de codron,
Sans pouvoir fréquenter sa Didette.
Pendant que dehors elle se jerse sa bluette,
Enveloppée dans une grande calorte.
En prison il s‘est fait grunier comme mitron,
Un jour au regard il vit la « Lerte »
On l’appelle ainsi le maton,
Qui lui dit allez, ouste,
Ta sortie est signée pauvre collouste.
Imprévu / Galet
Imprévu
Debout sous le grunier, il repensait à la journée écoulée. Qu’allait-il faire maintenant que le codron avait décidé de se passer de ses services ? Il avait encore sa collouste à stricader, et sa didette qui n’allait pas tarder à barnouiller. Mais on ne peut pas repousser un barnouille, n’est-ce pas ? Il allait falloir d’urgence trouver un jerse pour assurer un lerte à sa calorte et de quoi grinfaler… En attendant, son fifalin pourrait peut-être les aider ?
Un court instant de la vie de Julien / Tarval
UN COURT INSTANT DE
LA VIE DE JULIEN
Julien est un jeune adolescent,
Un peu fifalin sur les bords,
Le matin il aime barnouiller dans son bain,
Puis il s’habille, petite calorte et jean.
Il va au collège près de chez lui,
Et emmène son collouste pour le déjeuner.
Il aime se grinfaler sur un banc dans la
cour avec ses copains,
Et finit toujours son repas avec un grunier.
Sa didette s’appelle Emilie,
Elle est lerte et belle,
Ils se fréquentent depuis un an.
Elle aussi barnouille dans son bain,
Ils ont plein de points en commun.
Julien a une petite moto, et avec sa belle ils vont stricader
sur les routes,
En dépit de tous les dangers.
Sa moto s’appelle codron, il la bichonne comme
une princesse,
C’est le bien le plus précieux qu’il ait.
Aujourd’hui il est invité à une boum chez son meilleur
copain,
Ils vont danser le jerse, et se trémousser dans
tous les sens,
Il a hâte d’y être, il y va avec Emilie, ça va être une
belle soirée.
Puis le soir venu, il s’endormira la tête pleine de rêves,
Et le lendemain une nouvelle journée commencera.
A force... / K
A force de prendre les fifalins pour des cons, il s’est
fait barnouiller la didette à grands coups de codron. Et ça n'a pas manqué, comme ils
ont été dénoncés par un grunier soucieux de sa réputation, ils lui ont grinfalé
toutes les jerses sans calorte. Je vous raconte pas comme ça a stricadé
dans les colloustes.
Organisation / L'Entille
Organisation !
- Qu’en dites-vous ?
- De quoi ?
- Ben de grinfaler jusqu’à
Bizente puis monter à la calorte, un jeu
d’enfant et revenir à la tombée du jour par la Barnouille.
Ça fait un beau parcours.
- Ouais, c’est faisable.
- C’est tout ce que ça vous
fait ?!
- Que voulez-vous que j’en
dise ? Moi j’étais pour la codron. Ça avait bien
marché l’année dernière. On a eu beaucoup de monde et des retours très
enthousiastes.
- C’est vrai, mais il faut se
renouveler. Le Préchon de nos voisins a bien marché
aussi au début. Mais à la longue les gens se sont lassés.
Même les colloustes ont déclaré forfait. Du coup,
la jerse est moribonde. Le Stricater a
fait chanter son oraison funèbre. C’est ce que vous voulez ?
- Oh ! Comme vous y
allez ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Vos arguments
plaident pour votre proposition, soit !. Mais ne pourrions-nous pas grunier l’un
et l’autre ?
- Expliquez-vous ?
- Une grinfale pour
les plus lertes et au fifalin la codron pour
tous !
- Excellente suggestion ! Et
on pourrait faire venir une didette pour barnouiller. Au
final, une jerse pleine de jieste.
- Vous voyez bien qu’on peut
crinier quand on se parvers. Je vous rasquante. Oui, ce sera une belle
jerse !
Emma, l'extraterrestre / Jill Bill
23 août 2025
Sujet 150 - les participants
Sujet 150 - Semaine du 23 au 30 août
Commençons donc par une variation !
Sur une idée d'Emma, voici 12 mots inventés, vous en avez au moins 10 à placer dans votre texte.
A votre bon cœur !
De quoi redémarrer en fanfare ;-)
Séléné/Lilou
Séléné
En ce soir de fin août, la plage était déserte. Tous les estivants avaient remballé serviettes, parasols et glacières. Enfin tout redevenait calme jusqu’au prochaines vacances. J’en profitais pour faire une grande promenade avec Séléné, une superbe chienne que j’avais recueillie après la disparition de son maître. E jeune homme avait déserté la superbe maison qu’il avait fait restaurée à l’orée du village. Puis un jour, il avait disparu, laissant sa chienne, les portes grandes ouvertes !. L’enquête de police n’avait rien donné et puis un adulte a le droit de disparaître sans laisser d’adresse. Séléné pleurait et je l’avais prise avec moi.
Sous le ciel pâle, elle se mit à courir à fond de train sur le sable mouillé telle une flèche noire et blanche à peine freinée par l'écume des vagues, le museau ouvert comme si elle avait besoin de happer plus d’air. J’eus beau appelé, sifflé, Séléné ne revient pas. Mais où courait cette brave bête. Jamais elle n’avait fugué. Jamais elle n’avait désobéi. Les éclaboussures d'eau et de sable qui jaillissaient sous ses pattes étaient les signes d'une énergie exceptionnelle.
La laisse à la main, je rentrais à la maison piteusement, angoissée et en colère ; J’avais trahi mon serment : m’occuper de cette chienne en attendant le retour de son maître ; J’étais persuadée qu’il allait revenir.
Ce fût le lendemain alors que je m’étais assoupie dans mon fauteuil, qu’un aboiement joyeux me réveilla. Séléné, assise sur le pas de ma porte, derrière elle, un homme que je ne reconnus pas de suite. …
LE VIEUX CHÊNE N° 706 / J.Libert
LE VIEUX CHÊNE N° 706
Comme tous ceux qui
bordent cette route de campagne, ils l’ont numéroté : chêne n°706.
Le vieux chêne n° 706 est encore debout mais plus pour très longtemps. Ses feuilles tremblent dans l’air printanier et son tronc résonne douloureusement du massacre sonore de ses congénères.
Une dernière fois, sentir le vent rafraîchir sa cime. Une dernière fois entendre le doux chant des oiseaux qui s’éveillent.
ÉCHO DES OMBRES ET DES SOURIRES / Marie Sylvie
Evaporation / L'Entille
Toutes les photos, tous les mots !
Évaporation
Dans la cellule ou
il est coincé, l’homme se souvient. Hier encore, il était un homme libre. Il
aimait courir avec son chien en bord de mer.
La vie lui avait réussi, elle
s’était montrée généreuse et avait ouvert largement sa hotte.
D’un amour de jeunesse bercé au son d’un walkman partagé, était attendu un
enfant fabuleux. Dès son premier mouvement dans le médaillon, il
avait fait la joie de ses parents.
Et puis soudain, l’orage avait
grondé. Le parc verdoyant dans lequel ils avançaient côte à côte, lié par un si
grand amour, se teinta de gris. les arbres perdirent leur feuillage, la couleur
déserta leur monde, de même que la douceur. Leur amour avait duré ce que dure
une pluie de sakura. L’avenir souriant ne fut plus qu’un
paysage terne, sans âme.
Le transfert d’un monde à l’autre
fut un effondrement total. Leur famille s’était construite sur les sentiments
si forts. Puisque ceux-ci n’existaient plus, la charpente de
leur union s’écroula. Ainsi, leurs chemins se séparèrent. Seulement, il
n’imaginait pas vivre ainsi. Il fit ce qui lui semblait être la solution ultime
pour faciliter son évaporation. D’abord une cellule, puis
l’évanouissement.
17 août 2025
Sujet 149 - les participants - 2
Second service le 23 août:
L'Entille : EVAPORATION
Marie Sylvie : ÉCHO DES OMBRES ET DES SOURIRES
16 août 2025
Confidences / K
Le premier arbre savait ses jours
comptés, il espérait finir en livre.
Le deuxième arbre ne cachait pas
la forêt et appréciait une vie à ciel ouvert.
Le troisième arbre avait prévu de faciliter
les palabres en tentant dès l’hiver suivant de garder toutes ses feuilles.
Le quatrième arbre appartenait à
la cellule locale du front de libération des organismes résolument essentiels.
Le cinquième arbre était souriant,
mais comme vous êtres trop loin, vous ne pouvez pas le voir.
Le sixième arbre était peut-être défaitiste
et mal renseigné, il répétait souvent « je ne suis pas certain de terminer
en bois de charpente ».
Le septième arbre portait un médaillon
représentant l’arbre de la liberté.
Le huitième arbre ne disait rien, il
faisait des recherches et rédigeait sa généalogie.
Le neuvième arbre s’était enfui
avec la fille du bûcheron.
Un chemin possible / Pierre Lpc
Un chemin possible :
Déjà dans les nuits enfantines
Les quartiers de lune me berçaient.
Non en croissants pour croissance
Mais en faucilles tranchantes.
Elles ont facilité les ciels rouges
Mon épanchement aux crépuscules.
Le bain de pourpre puissant, la toile
Aux bois de pins, puisant la moelle
À mon tronc, qui jamais ne recule.
Une fois le médaillon à son point culminant
Nos peaux rosissent sous son feu ardent.
Nos ouïes frémissent des vieilles bandes
Magnétiques, le souvenir de nos airs favoris.
Ces petites rengaines ou ces grandes mélodies
Nous voient virevolter avec elles, hors de nos cellules.
Les murs, les barreaux, les gardiens, ne sont rien
Face à nos ponts, souriants d'une rive à l'autre.
Si c'est mon âme qui fuit ainsi le monde
Mêlée par harmonie au vent heureux du matin
Le soir pourrait, en Canis Lupus, me voir
Fendre l'écume au sable lisse de mon éveil.
J'ai, par la droite, exploré le début de mon fond.
Cette eau saline qui voit la terre se muer en puits
Et ses margelles, repousser l'horizon
Loin de ma vue, à l'immense appétit.
J'y ai trouvé un monde ouvert sur l'invisible
À toutes les interprétations possibles.
Mon abysse, ma charpente
Le baiser de la vie aimante.
GENESE / Galet
Toutes les images (6 - 3 - 2 - 4 - 5 - 1), tous les mots.
GENÈSE
Début 70’, je n’étais qu’un embryon issu de la fusion de deux cellules qui avaient très peu de chances de se rencontrer… Je crois savoir en effet que mes concepteurs, Spermato et Ovy, ont batifolé en eaux troubles pendant un petit moment avant de décider de s’unir, elle ne voulant pas forcément lui faciliter la tâche, mais le résultat est là, moi ! Enfin, il m’a quand même fallu patienter plusieurs mois pour entrer dans ce monde, et avoir beaucoup de patience pour supporter chaque jour la séance de musique « in utero » que m’imposait ma mère en posant un lecteur de cassettes sur son ventre... Je découvrirai quelques années plus tard, dans une grande boîte, à côté d’un médaillon contenant une mèche duveteuse de mes cheveux, les cassettes que mon père renouvelait avec amour : le bruit du vent d’hiver sur les arbres dénudés, le gazouillis de l’eau dans un jardin japonais, le chant des baleines… Elle guettait en souriant le moindre de mes mouvement, sans imaginer une seconde que mes coups de pied n’étaient dus qu’à mon agacement et à mon envie de quitter cet endroit où je finissais par être à l’étroit. Pourtant il me fallait encore consolider ma charpente, affiner les derniers détails avant de paraître. Et le jour est enfin arrivé où j’ai ouvert un œil sur un univers inconnu, que j’ai vite appris à maîtriser, à plier à mes caprices de chien fou et à mon ambition de croquer le monde. J’étais incontestablement le plus beau bébé de la terre, de la lune et même de l’univers, selon mes géniteurs bien sûr !