18 janvier 2026

sujet 170 - Coté écrivains


 


La vie de château    Jill Bill

La folie d'un homme jaloux   Tarval

La prisonnière    Ecridelle

Ballade pour une prisonnière  Marie Sylvie

Le manoir caché   J.Libert

17 janvier 2026

sujet 170 - semaine du 17 au 24 janvier

 Allez hop tout le monde à la campagne sur une photo que j'ai prise lors d'une balade. Pour l'instant je ne vous dis pas où pour ne pas influencer les textes. 


le mot facultatif : prisonnier (ou prisonnière)





Dignité/François

 Dignité





On se demande si c'est une statue,

Ou un mannequin de mode,

Parfaitement revêtu.

 

Ses vêtements révèlent un code,

D’un être qui a bien réussi,

Qui a su sortir des vieilles images,

Que l'on voyait dans certains pays

Qui pratiquaient malheureusement l'esclavage.

 

Cet homme a trouvé sa dignité,

Et au-delà de son costume,

Son maintien discret et sa fierté.

Engage le respect, en respirant la fortune.

 

Il y a là une balsamique note olfactive.

Qui fait contraste avec une impression ségrégative.

 

C'est une belle revanche sur la vie.

Jamais, il ne sera plus asservi.

Une îcone/J.Libert

 UNE ICÔNE



L’homme en bronze semble avancer d’un pas sûr et léger. Il est encore comme bien vivant, le regardsouriant, fier, sous son chapeau à larges bords ; le pantalon large, un peu bouffant dont les jambes seterminent en un joli revers sur de souples mocassins lui imprime cette allure élégante et décontractée.

Hormis sa canne sous l’un de ses bras tandis que l’autre s’enfonce dans la poche du pantalon, rien n’indique le but de sa promenade.

À première vue, nul ne sait, non plus, qui est cet homme en marche. Aucune plaque commémorative ne le désigne.

Ancré, sans piédestal, grandeur nature : 1, 83 m. il a le regard orienté vers la mer, là bas, tout près. Il arpente le long boulevard d’une des plus belles villes Cubaines qu’il a tendrement aimé au cours de sa vie un peu trop brève puisqu’il décède à 44 ans.

Les Cubains ont encore dans les oreilles ces rythmes Africo-Cubains aux vertus balsamiques que lui seul savait si bien rendre.

De tout temps, en tout lieu, le monde produit des génies dans tous les domaines. « Benny Moré » était de ceux là. Doté d’une oreille hors du commun, très jeune, il apprend, il retient avec une étonnante facilité. Il deviendra l’une des icônes de la musique populaire Cubaine des années 40-60.

L'elixir du passant/Marie Sylvie

 L'élixir du passant


Il se tient là
Tel un souffle figé dans l'instant
Le pouce levé vers l'invisible 
Statufié dans l'éloge du quotidien.

Son chapeau abrite les pensées du vent
Sa poche garde les secrets des pavés
Et son regard ... balsamique
Distille la paix dans le tumulte urbain.

Autour de lui les bancs attendent 
Les arbres murmurent des confidences
Les colonnes des façades s'inclinent 
Comme pour saluer un vieux compagnon.

Il ne marche plus
Mais il avance avec nous
Telle une mémoire douce
Un baume sur les heures pressées.

Et nous passons 
Sans toujours le voir
Mais lui
Lui bénit chaque pas.

Le promeneur/Tarval

 LE PROMENEUR




Que fait ce dandy dans cette rue déserte ?

Il a l’air heureux dans son costume couleur balsamique,

Une bougie à la main, pour éclairer je ne sais quoi,

Il marche d’un pas nonchalant,

Son chapeau vissé sur la tête,

En regardant d’un air pensif les arbres alentours,

Il paraît irréel, dans cette allée sans âmes,

Où seuls ses pas résonnent dans le silence du quartier.

Mais est-ce vraiment un homme,

Ou simplement une statue déposée là par quelque artiste,

Le doute subsiste, mais cette présence est rassurante,

Le flegme de cette créature met en confiance,

On a envie de l’aborder pour un brin de discussion,

Et de comprendre cette béatitude qui le traverse,

Un peu de douceur et de fantaisie,

Dans ce monde empreint de violence.

Un gentleman/Jill BIll

 Un gentleman






Un gentleman décontracté
Sur l'avenue, vide
A déserté ses bureaux, son business
Pour une césure,
Il est dans le barreau, de chaise
Cigare de Cuba...... Le Churchill !

Il use de manière balsamique
Avec son personnel
Douce-aigre
Tout dépend des ventes......

On chuchote dans son dos
Plus on n'ose, chacun tient à son job.....

Eusebio est bagué mais à maîtresses, sa nicotine,
Pas très fidèle le bougre...
Il s'enflamme comme allumette
A la vue d'une nana couleur tabac, surtout...
Monsieur a du tirage !

Un gentleman décontracté
Sur l'avenue, vide
En poche sa guillotine
Pour son bon plaisir.......

11 janvier 2026

sujet 169 - Les écrivains de la semaine


 


Un gentleman   Jill Bill

Un promeneur   Tarval

L élixir du passant  Marie Sylvie

Une icone   J.Libert

Dignité   François

10 janvier 2026

sujet 169 semaine du 10 au 17 janvier

 


et le mot facultatif    balsamique









Mémé va de l'avant/ François

 Mémé va de l'avant



Ses cheveux blancs dans le vent,

Mémé à fond, va de l'avant,

En pédalant sur son vélo,

Elle dépasse même les motos.

 

Elle a un sacré coup de pédale mémé

En avançant de bon cœur,

Elle n'a pas besoin de moteur,

Sur l'asphalte, elle sait tracer, mémé !

 

Ils n'ont jamais vu ça les motards,

Se faire dépasser ainsi.

Sous leurs casques ils sont blafards,

À la limite de l'apoplexie.

 

Elle est en train de les humilier, mémé !

Maintenant, elle les a largués.

Leurs motos donnent ce qu'elles peuvent,

Mais mémé vient de gagner l'épreuve.

 

C'est un bel exemple écologique,

Obtenu grâce à une grande forme physique.

Il y a toujours un pépé ou une mémé qui sommeille en nous,

A tout âge on a le droit de s’amuser comme des fous

La gazette de Montpellier/Lilou

La gazette de Montpellier



Faits Divers | Édition Spéciale

COURSE-POURSUITE SURRÉALISTE : ALIX PROVOST DÉFIE LA POLICE EN PLEIN GRAND PRIX

L’adrénaline était à son comble ce matin sur le circuit de la ville. Alors que l’enquête sur le célèbre tableau « Le Boucher » s'accélérait, la galeriste Alix Provost a surpris tout le monde par une tentative d’évasion pour le moins spectaculaire.

C’est dans une précipitation totale que la suspecte a pris la fuite au moment même où la police confirmait l'inauthenticité des certificats de l'œuvre. Refusant de se laisser passer les menottes, Alix Provost s'est élancée sur la piste de course, au milieu de bolides lancés à pleine vitesse.

Coincée entre les rugissements des moteurs et les sirènes hurlantes des lieutenants Yann et Manu, elle a entamé un sprint désespéré. Pour la galeriste, ce n'est plus une question d'art, mais une véritable course contre la montre. Chaque coup de pédale résonne comme une provocation, transformant ce qui devait être une simple arrestation en un moment plus vrai que nature.

Malgré la puissance des motos de police, l’audace de la fugitive semble avoir pris le dessus. « On n'avait jamais vu une telle détermination », confie un témoin sur place. Dans ce décor surréaliste, Alix transforme sa cavale en un dernier chef-d'œuvre de survie, laissant derrière elle une galerie en ruines et des enquêteurs médusés.

La question reste sur toutes les lèvres : jusqu’où ira Alix Provost pour ne pas finir derrière les barreaux ?


Paulette et les loubards/Vegas sur Sarthe

 Paulette et les loubards



Quand on partait de bon matin

Sur nos bécanes et nos bourrins

A fond d'manettes

Nous étions quelques gros loubards

Y'avait Fernand y'avait Nanard

Y'avait Kevin dit Pétochard

Et puis Paulette

On était tous à la ramasse

Sous nos casques on était fumasses

A fond d'manettes

Sur le circuit des vingt quatre heures

Sur nos customs et nos roadsters

On se cassait la margoulette

Derrière Paulette

Faut dire qu'elle avait l'coup d'pédale

Elle tenait le record mondial

A bicyclette

Et depuis qu'elle avait huit ans

Elle avait fait en cahotant

Paris-Marseille via Kurdistan

A bicyclette

Aujourd'hui on a tout lâché

Depuis qu'on s'est tous fait flasher

A fond d'manettes

Mais la Paulette elle court encore

faut dire qu'elle a jamais eu d'freins

sa bicyclette

La vie en échappée libre/Marie Sylvie

 La vie en échappée libre



Ils avaient dit :
《 Il faut l'encadrer
La protéger
C'est un trésor 
Une mémoire vive.》

Alors on lui a mis deux bolides en escortes 
Casques vissés
Moteurs rugissants
Comme pour dire au monde :
《 Attention ! Passage de sagesse.》

Mais Mémé 
Elle 
Elle n'a pas lu le protocole.
Elle a sauté sur son vieux vélo
Panier garni de souvenirs
Et pédale à toute allure
Dans la  *précipitation du présent.

Les motards peinent à suivre.
Elle zigzague entre les âges 
Sème les regrets
Cueille les éclats de rire.
Son jupon claque tel un drapeau de victoire.

On croyait escorter une relique
On accompagne une comète.
On croyait escorter une ancienne
On accompagne une lumière.

La Fève en or/Ecridelle


La fève en Or



 
Voilà Huguette juchée sur son destrier à deux roues !
Cheveux blancs au vent, elle caracole sur sa selle en cuir quand un policier lui fait signe de s'arrêter !

Mémé obéit ! Respecter la police c'est sacré !

" Bonjour Madame, vos papiers s'il vous plaît ! "
"Monsieur l'agent, je ne les ai pas, dans la précipitation de la situation je les ai oublié à la maison ! "
" C'est aussi pour cela que vous avez oubliez de mettre le casque ? "
" Vaindiou !! Crie Mémé en se mettant les deux sur la tête, mais c'est bien vrai que j'ai aussi oublié le casque !"
"Madame, je vais vous demander de laisser ici votre moto et de venir au poste avec vos papiers avant de la récupérer."
Mais Monsieur l'agent c'est qu'ils vont m'attendre là- bas !"
"Mais où là-bas demande l'agent .""
" Ben à la dégustion de la galette des Rois ! Et c'est moi qui ai la fêve et qui doit la cacher dans une galette : C'est que c'est une fêve en or Monsieur l'agent ! "
"Hé bien on va appeler quelqu'un pour vous y conduire mais votre moto reste là ! Pas de papiers, pas de casque à votre âge c'est pas sérieux !!"
" Ah voilà on critique les séniors parce qu'il sont encore très actifs !
Mais Monsieur l'agent d'accord, 
on va appeler Ginette !"
Chose faite Mémé appelle Ginette qui ne tarde pas à débarquer !
Mais oh surprise ! La Ginette, elle arrive en side-car !
Elle crie au policier.
" Vous inquiètez pas Monsieur l'agent j'ai ses papiers et un casque !"
En douce elle regarde Mémé et lui chuchote ;
" ah ah on l'a bien eu hein !!! "
Mémé en est quitte pour une amende et de revenir chercher sa moto
après sa dégustation de la galette des rois !
Cette leçon vaut bien une galette non ??

 


Mémé s'éclate/Tarval

 MEME S’ECLATE




Mémé somnole dans son fauteuil,

En arrière-fond la télé diffuse le grand prix de moto,

Ça vrombit dans la pièce,

Et Mémé, qui a été dans sa jeunesse une motarde chevronnée,

Se met à rêver qu’elle participe au grand prix,

Elle enfourche sa bicyclette,

Et se mêle aux coureurs avec énergie,

Elle dépasse tous ses concurrents,

Elle est invincible, les cheveux au vent, le sourire carnassier,

Elle s’éclate, retrouve ses sensations perdues,

Et se sent plus vivante que jamais.

Jamais un rêve ne lui avait apporté autant de bonheur,

C’est toute sa jeunesse qu’elle retrouve,

Le temps d’une sieste,

Mais voilà, tout a une fin,

Le grand prix est terminé,

Les motos ont arrêté de vrombir,

Et Mémé se réveille en sursaut,

Elle se lève avec précipitation et éteint la télévision,

Ses rhumatismes sont bien présents,

Et lui rappellent que le temps a passé,

C’est l’heure d’aller faire les courses,

Elle enfourche son vélo,

Et pédale péniblement jusqu’au bourg,

Afin de garnir son panier pour le repas du soir,

Mais elle a gardé dans sa tête ce rêve incroyable,

Qui lui a procuré beaucoup de plaisir.

Vivement la prochaine sieste.

Mon vieux vélo/J.Libert

Mon vieux vélo






 ( sur l’air de mon beau sapin)


Mon vieux vélo

Loin des autos

Que j’aime te conduire.

Cheveux au vent,

Tambour battant,

Avec entrain

Sur les chemins.

Mon vieux vélo

Loin des autos

J’attire les sourires.


Mon vieux vélo

En rodéo

Tu files à folle allure.

Jup’ retroussée,

Tête baissée.

Sur les chemins,

Je ne vois rien.

Mon vieux vélo

En rodéo

Avec moi, rien n’est moins sûr.


Mon vieux vélo

t’es au repos,

Lâché, pauvre monture.

Dans ton garage,

On te ménage.

T’es qu’un souv’nir

Sans plus d’av’nir.

Mon vieux vélo

T’es au repos

Lâché, pauvre monture.

Sacré Mémé / Fredaine

 Sacré Mémé





Elle était arrivée l’air de pas y toucher

A son bras un p’tit panier

Sur le bar, elle l’a posé

Elle souriait Mémé

Par ici, personne la connaissait

Elle a bu un p’tit café

Mais au moment de payer

Un pétard est sorti du panier

Souriant elle a murmuré

« La caisse s’te plaît »

L’a rien su dire l’José

Elle est partie avec le blé

Sur son vélo elle a sauté

A fond elle a pédalé

J’peux vous l’jurer

Ils l’ont pas rattrapée

Philomène/Jill Bill

Philomène




Elle carbure à quoi la mémé... !?
A en perdre les pédales !

Et ce vélo donc !! Volé, sans doute......
En tous cas félicitations au cuisinier du home !

Ben, si il s'appelle Popeye !

Tu te rends compte
Le Bol l'Or gagné par Philomène, le phénomène...
Cent ans, sans dent !

On aura l'air de quoi, nous !?
Casqués, elle chignon au vent.......


De p'tits rigolos !!!

Laisser passer, laisser passer bon dieu,
J'veux pas r'tourner à l'hospice !

Aaaah, on comprend mieux cette précipitation ;
Elle carbure à la rage !!!!!
Z'avez pas vu Philomène, on la cherche partout.......

04 janvier 2026

sujet 168 - Les écrivains de la semaine

 



Philomène   Jill Bill

Sacré Mémé   Fredaine

Le vieux vélo  J.Libert

La Fève en or    Ecridelle

Mémé s'éclate    Tarval

La vie en échappée libre  Marie Sylvie

Paulette et les loubards   Vegas sur Sarthe

Mémé va de l'avant   François

 La gazette de Montpellier  Lilou



03 janvier 2026

sujet 168 - semaine du 3 janvier au 10 janvier 2026


Je vous présente tous mes vœux pour cette année, quelle vous soit douce.
J'espère que nous lirons encore beaucoup de textes, sérieux ou plein d'humour comme vous savez écrire. 
Et pour commencer cette nouvelle session : 

Mémé fait de la moto





mot facultatif  : précipitation



Fête du printemps au château/ J. Libert

Fête du printemps au château



Au château, c’était la fête de printemps avec le retour de toutes les manifestations champêtres et des promenades dans les jardins.

Chacun, chacune s’affairait, remettait en état, rafraîchissait tentures et tapis, cirait, lustrait meubles et dessertes, ventilant, aérant les antichambres restées trop longtemps confinées. La Reine avait convoqué son atourneuse pour la coiffer et poser sur sa chevelure d’un blond vénitien une série de pierres précieuses toutes plus brillantes les unes que les autres. Une opération longue et

délicate nécessitant une main d’œuvre expérimentée. C’est pourquoi elle était accompagnée d’une très jeune femme qu’elle venait de form er dans ses ateliers. Celle ci semblait fort compétente mais un peu jeunette au goût de la Reine.

D’ailleurs, elle n’arrêtait pas de tournevirer autour de son fauteuil, soulevait une mèche de ci de là puis la laissait gracieusement retomber au son de turlutaines répétées.

Agacée par les esbroufes de cette péronnelle, il lui fut demandé de sortir pour ne pas engendrer de tigreries.

Le patelineur la gourmandilla gentiment, vanta sa légitimité près de la Reine qui finit par accepter ses excuses.

Quelques heures plus tard, dans la lumière du soleil couchant, sa longue traîne brodée étincelait de tous ses feux, portée par la jeune péronnelle réhabilitée. La Reine avançait seule, lentement, majestueusement. Elle allait ouvrir le bal du printemps dans les jardins prestigieux du château.


J. Libert

C'est l'heure/La Licorne

 "C'est l'heure !"




Grimauds et péronnelles

Oyez, oyez , c'est...Noël !

Une odeur de cannelle

Réjouit les renardeaux, les galapiats

Gourmandillés par leur papa !

Arrêt légitime des turlutaines :

Ni tigrerie ni fredaine

Dans la rue Dupuytren...

Ils vont dormir à l'heure, les petits patelineurs !

Nuit atourneuse, nuit merveilleuse

Sans retard...tournevire les regards !

.

Le corridor des neuf chambres/Marie Sylvie

 Le corridor des neuf chambres




Je suis entrée par hasard dans la maison aux volets clos, poussée par une fatigue ancienne, celle qui ne vient ni du corps ni du cœur mais de l'âme qui cherche un lieu pour se reposer.

Une  * Atourneuse m'a accueilli sans un mot, ses gestes précis effaçant les plis de mes pensées.
Elle m'a tendu une robe faite de souvenirs et j'ai compris que je ne pourrais ressortir indemne.

Dans la première chambre, une *Péronnelle chantait à tue-tête, tournant sur elle-même comme une girouette ivre.
Elle m'a parlé de tout et de rien, des amours en papier, de ses colères en sucre.
J'ai ri malgré moi et déjà je ne savais plus ce que je venais chercher.

La deuxième chambre était un atelier.
Un tournevier y façonnait des spirales de bois mais je voyais bien qu'il tournait surtout les regrets, les remords, les mots que l'on n'a pas dits.
Il m'a offert une bobine vide,
 -" pour y enrouler ce que tu ne veux plus porter".

Dans la troisième chambre, une femme se tenait droite, immobile.
Elle m'a dit :
-" Je suis *Légitime"
Et son regard m'a traversée comme une lame douce.
Elle ne demandait rien, elle était.
Et moi, je vacillais.

Un homme m'a suivi dans la quatrième. Le * Patelineur.
Il m'a parlé bas, m'a promis des éclaircies, des issues, des tendresses.
Mais ses mains étaient trop lisse, ses phrares trop rondes.
J'ai fui avant qu'il ne me tienne.

La cinquième chambre était vide mais une odeur de fauve flottait dans l'air.
La * tigrerie avait laissé ses griffes sur les murs.
J'ai senti en moi une rage ancienne, une danse qui voulait éclore.
J'ai hurlé sans bruit.

Puis la * Turlutaine s'est mise à jouer.
Une boîte à musique oubliée tournait seule dans la sixième pièce.
La mélodie était bancale mais elle me rappelait l'enfance, les jours où l'on croit que tout est possible.
J'ai pleuré doucement.

Le * Grimaud m'attendait dans la septième.
Il lisait à voix haute des pages qu'il ne comprenait pas.
Mais dans sa voix, il y avait une sincérité brute, une soif d'apprendre qui m'a émue.
J'ai écouté jusqu'à la fin.

Dans la huitième, rien que des mets posés sur une table basse.
Des fruits, des douceurs, des miettes de désir.
J'ai commencé à * Gourmandiller, à goûter sans faim, à savourer sans honte.
Le plaisir était là, simple, offert.

Et dans la neuvième chambre, il n'y avait que moi.
Moi et le silence.
Moi et la robe que l'atourneuse m'avait donnée.
Je me suis assise.
J'ai fermé les yeux.
Et j'ai compris que chaque mot, chaque figure, chaque détour, était une part de moi que je venais retrouver.

Folle de lui/Jill Bill

 Folle de lui 



Atourneuse pour me parer

Si je deviens sa légitime

Je sais, je fais ma turlutaine

Quand va t'il me demander ma main... !?


Crois-tu qu'il veuille d'une péronnelle

D'ailleurs il ne fait pas son patelineur...

Ta mère le trouve même grimaud !


Si je le vois tournevirer auprès d'une autre

Aaaah je serais capable de tigrerie !!

Je ne me contenterai pas de gourmandiller !!


Bon qui vivra verra

Tu as de vues sur lui, mais lui........ !!

J'oubliais te dire........

Oui, quoi donc.... !?


Oooh rien, enfin, il est gay Ziggy ma Céline...................