La vie de château Jill Bill
La folie d'un homme jaloux Tarval
La prisonnière Ecridelle
Ballade pour une prisonnière Marie Sylvie
Le manoir caché J.Libert
La vie de château Jill Bill
La folie d'un homme jaloux Tarval
La prisonnière Ecridelle
Ballade pour une prisonnière Marie Sylvie
Le manoir caché J.Libert
Allez hop tout le monde à la campagne sur une photo que j'ai prise lors d'une balade. Pour l'instant je ne vous dis pas où pour ne pas influencer les textes.
Dignité
On se demande si c'est une statue,
Ou un mannequin de mode,
Parfaitement revêtu.
Ses vêtements révèlent un code,
D’un être qui a bien réussi,
Qui a su sortir des vieilles images,
Que l'on voyait dans certains pays
Qui pratiquaient malheureusement l'esclavage.
Cet homme a trouvé sa dignité,
Et au-delà de son costume,
Son maintien discret et sa fierté.
Engage le respect, en respirant la fortune.
Il y a là une balsamique note olfactive.
Qui fait contraste avec une impression ségrégative.
C'est une belle revanche sur la vie.
Jamais, il ne sera plus asservi.
UNE ICÔNE
L’homme en bronze semble avancer d’un pas sûr et léger. Il est encore comme bien vivant, le regardsouriant, fier, sous son chapeau à larges bords ; le pantalon large, un peu bouffant dont les jambes seterminent en un joli revers sur de souples mocassins lui imprime cette allure élégante et décontractée.
Hormis sa canne sous l’un de ses bras tandis que l’autre s’enfonce dans la poche du pantalon, rien n’indique le but de sa promenade.
À première vue, nul ne sait, non plus, qui est cet homme en marche. Aucune plaque commémorative ne le désigne.
Ancré, sans piédestal, grandeur nature : 1, 83 m. il a le regard orienté vers la mer, là bas, tout près. Il arpente le long boulevard d’une des plus belles villes Cubaines qu’il a tendrement aimé au cours de sa vie un peu trop brève puisqu’il décède à 44 ans.
Les Cubains ont encore dans les oreilles ces rythmes Africo-Cubains aux vertus balsamiques que lui seul savait si bien rendre.
De tout temps, en tout lieu, le monde produit des génies dans tous les domaines. « Benny Moré » était de ceux là. Doté d’une oreille hors du commun, très jeune, il apprend, il retient avec une étonnante facilité. Il deviendra l’une des icônes de la musique populaire Cubaine des années 40-60.
L'élixir du passant
LE PROMENEUR
Que fait ce dandy dans cette rue déserte ?
Il a l’air heureux dans son costume couleur balsamique,
Une bougie à la main, pour éclairer je ne sais quoi,
Il marche d’un pas nonchalant,
Son chapeau vissé sur la tête,
En regardant d’un air pensif les arbres alentours,
Il paraît irréel, dans cette allée sans âmes,
Où seuls ses pas résonnent dans le silence du quartier.
Mais est-ce vraiment un homme,
Ou simplement une statue déposée là par quelque artiste,
Le doute subsiste, mais cette présence est rassurante,
Le flegme de cette créature met en confiance,
On a envie de l’aborder pour un brin de discussion,
Et de comprendre cette béatitude qui le traverse,
Un peu de douceur et de fantaisie,
Dans ce monde empreint de violence.
Un gentleman
Un gentleman Jill Bill
Un promeneur Tarval
L élixir du passant Marie Sylvie
Une icone J.Libert
Dignité François
Mémé va de l'avant
Ses cheveux blancs dans le vent,
Mémé à fond, va de l'avant,
En pédalant sur son vélo,
Elle dépasse même les motos.
Elle a un sacré coup de pédale mémé
En avançant de bon cœur,
Elle n'a pas besoin de moteur,
Sur l'asphalte, elle sait tracer, mémé !
Ils n'ont jamais vu ça les motards,
Se faire dépasser ainsi.
Sous leurs casques ils sont blafards,
À la limite de l'apoplexie.
Elle est en train de les humilier, mémé !
Maintenant, elle les a largués.
Leurs motos donnent ce qu'elles peuvent,
Mais mémé vient de gagner l'épreuve.
C'est un bel exemple écologique,
Obtenu grâce à une grande forme physique.
Il y a toujours un pépé ou une mémé qui sommeille en nous,
A tout âge on a le droit de s’amuser comme des fous
Faits Divers
| Édition Spéciale
COURSE-POURSUITE SURRÉALISTE :
ALIX PROVOST DÉFIE LA POLICE EN PLEIN GRAND PRIX
L’adrénaline
était à son comble ce matin sur le circuit de la ville. Alors que l’enquête sur
le célèbre tableau « Le Boucher » s'accélérait, la galeriste Alix Provost a
surpris tout le monde par une tentative d’évasion pour le moins spectaculaire.
C’est dans
une précipitation totale que la suspecte a pris la fuite au moment même
où la police confirmait l'inauthenticité des certificats de l'œuvre. Refusant
de se laisser passer les menottes, Alix Provost s'est élancée sur la piste de
course, au milieu de bolides lancés à pleine vitesse.
Coincée
entre les rugissements des moteurs et les sirènes hurlantes des lieutenants
Yann et Manu, elle a entamé un sprint désespéré. Pour la galeriste, ce n'est
plus une question d'art, mais une véritable course contre la montre. Chaque
coup de pédale résonne comme une provocation, transformant ce qui devait être
une simple arrestation en un moment plus vrai que nature.
Malgré la
puissance des motos de police, l’audace de la fugitive semble avoir pris le
dessus. « On n'avait jamais vu une telle détermination », confie un témoin sur
place. Dans ce décor surréaliste, Alix transforme sa cavale en un dernier
chef-d'œuvre de survie, laissant derrière elle une galerie en ruines et des
enquêteurs médusés.
La question
reste sur toutes les lèvres : jusqu’où ira Alix Provost pour ne pas finir
derrière les barreaux ?
Paulette et les loubards
Quand on partait de bon matin
Sur nos bécanes et nos bourrins
A fond d'manettes
Nous étions quelques gros loubards
Y'avait Fernand y'avait Nanard
Y'avait Kevin dit Pétochard
Et puis Paulette
On était tous à la ramasse
Sous nos casques on était fumasses
A fond d'manettes
Sur le circuit des vingt quatre heures
Sur nos customs et nos roadsters
On se cassait la margoulette
Derrière Paulette
Faut dire qu'elle avait l'coup d'pédale
Elle tenait le record mondial
A bicyclette
Et depuis qu'elle avait huit ans
Elle avait fait en cahotant
Paris-Marseille via Kurdistan
A bicyclette
Aujourd'hui on a tout lâché
Depuis qu'on s'est tous fait flasher
A fond d'manettes
Mais la Paulette elle court encore
faut dire qu'elle a jamais eu d'freins
sa bicyclette
La vie en échappée libre
MEME S’ECLATE
Mémé somnole dans son fauteuil,
En arrière-fond la télé diffuse le grand prix de moto,
Ça vrombit dans la pièce,
Et Mémé, qui a été dans sa jeunesse une motarde chevronnée,
Se met à rêver qu’elle participe au grand prix,
Elle enfourche sa bicyclette,
Et se mêle aux coureurs avec énergie,
Elle dépasse tous ses concurrents,
Elle est invincible, les cheveux au vent, le sourire carnassier,
Elle s’éclate, retrouve ses sensations perdues,
Et se sent plus vivante que jamais.
Jamais un rêve ne lui avait apporté autant de bonheur,
C’est toute sa jeunesse qu’elle retrouve,
Le temps d’une sieste,
Mais voilà, tout a une fin,
Le grand prix est terminé,
Les motos ont arrêté de vrombir,
Et Mémé se réveille en sursaut,
Elle se lève avec précipitation et éteint la télévision,
Ses rhumatismes sont bien présents,
Et lui rappellent que le temps a passé,
C’est l’heure d’aller faire les courses,
Elle enfourche son vélo,
Et pédale péniblement jusqu’au bourg,
Afin de garnir son panier pour le repas du soir,
Mais elle a gardé dans sa tête ce rêve incroyable,
Qui lui a procuré beaucoup de plaisir.
Vivement la prochaine sieste.
Mon vieux vélo
( sur l’air de mon beau sapin)
Mon vieux vélo
Loin des autos
Que j’aime te conduire.
Cheveux au vent,
Tambour battant,
Avec entrain
Sur les chemins.
Mon vieux vélo
Loin des autos
J’attire les sourires.
Mon vieux vélo
En rodéo
Tu files à folle allure.
Jup’ retroussée,
Tête baissée.
Sur les chemins,
Je ne vois rien.
Mon vieux vélo
En rodéo
Avec moi, rien n’est moins sûr.
Mon vieux vélo
t’es au repos,
Lâché, pauvre monture.
Dans ton garage,
On te ménage.
T’es qu’un souv’nir
Sans plus d’av’nir.
Mon vieux vélo
T’es au repos
Lâché, pauvre monture.
Sacré Mémé
Elle était arrivée l’air de pas y toucher
A son bras un p’tit panier
Sur le bar, elle l’a posé
Elle souriait Mémé
Par ici, personne la connaissait
Elle a bu un p’tit café
Mais au moment de payer
Un pétard est sorti du panier
Souriant elle a murmuré
« La caisse s’te plaît »
L’a rien su dire l’José
Elle est partie avec le blé
Sur son vélo elle a sauté
A fond elle a pédalé
J’peux vous l’jurer
Ils l’ont pas rattrapée
Philomène
Philomène Jill Bill
Sacré Mémé Fredaine
Le vieux vélo J.Libert
La Fève en or Ecridelle
Mémé s'éclate Tarval
La vie en échappée libre Marie Sylvie
Paulette et les loubards Vegas sur Sarthe
Mémé va de l'avant François
La gazette de Montpellier Lilou
mot facultatif : précipitation
Au château, c’était la fête de printemps avec le retour de toutes les manifestations champêtres et des promenades dans les jardins.
Chacun, chacune s’affairait, remettait en état, rafraîchissait tentures et tapis, cirait, lustrait meubles et dessertes, ventilant, aérant les antichambres restées trop longtemps confinées. La Reine avait convoqué son atourneuse pour la coiffer et poser sur sa chevelure d’un blond vénitien une série de pierres précieuses toutes plus brillantes les unes que les autres. Une opération longue et
délicate nécessitant une main d’œuvre expérimentée. C’est pourquoi elle était accompagnée d’une très jeune femme qu’elle venait de form er dans ses ateliers. Celle ci semblait fort compétente mais un peu jeunette au goût de la Reine.
D’ailleurs, elle n’arrêtait pas de tournevirer autour de son fauteuil, soulevait une mèche de ci de là puis la laissait gracieusement retomber au son de turlutaines répétées.
Agacée par les esbroufes de cette péronnelle, il lui fut demandé de sortir pour ne pas engendrer de tigreries.
Le patelineur la gourmandilla gentiment, vanta sa légitimité près de la Reine qui finit par accepter ses excuses.
Quelques heures plus tard, dans la lumière du soleil couchant, sa longue traîne brodée étincelait de tous ses feux, portée par la jeune péronnelle réhabilitée. La Reine avançait seule, lentement, majestueusement. Elle allait ouvrir le bal du printemps dans les jardins prestigieux du château.
J. Libert
"C'est l'heure !"
Grimauds et péronnelles
Oyez, oyez , c'est...Noël !
Une odeur de cannelle
Réjouit les renardeaux, les galapiats
Gourmandillés par leur papa !
Arrêt légitime des turlutaines :
Ni tigrerie ni fredaine
Dans la rue Dupuytren...
Ils vont dormir à l'heure, les petits patelineurs !
Nuit atourneuse, nuit merveilleuse
Sans retard...tournevire les regards !
.
Le corridor des neuf chambres
Je suis entrée par hasard dans la maison aux volets clos, poussée par une fatigue ancienne, celle qui ne vient ni du corps ni du cœur mais de l'âme qui cherche un lieu pour se reposer.
Folle de lui
Atourneuse pour me parer
Si je deviens sa légitime
Je sais, je fais ma turlutaine
Quand va t'il me demander ma main... !?
Crois-tu qu'il veuille d'une péronnelle
D'ailleurs il ne fait pas son patelineur...
Ta mère le trouve même grimaud !
Si je le vois tournevirer auprès d'une autre
Aaaah je serais capable de tigrerie !!
Je ne me contenterai pas de gourmandiller !!
Bon qui vivra verra
Tu as de vues sur lui, mais lui........ !!
J'oubliais te dire........
Oui, quoi donc.... !?
Oooh rien, enfin, il est gay Ziggy ma Céline...................