02 mars 2024

Sujet n°83 - Semaine du 2 au 9 mars

 Périodiquement, le logo rallye revient !


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La bande des quatre / K

 



Quatre copains rien à voir avec des hurluberlus

Bavent d’envie, nez collé à la vitrine à la glu   

Ludivine rêve de pailles d’or plus joufflus

Luce tient les petits beurres pour le bonheur absolu

Ludovic préfère les biscuits lactés le goulu

Luisa les palets lui ont toujours plu

Les quatre amis unis sont loin d’être irrésolus   

"Papa, maman, allez !" ... un peu plus tard marché conclu

Sur la toile cirée trônent les « Lefevre Utile », les LU

Et approuvu !


SUR LA TOILE DE L’AFFICHE / J.Libert

 

 



« Jolis bambins joufflus, vous dévorez des yeux la vitrine d’une célèbre pâtisserie Nantaise derrière laquelle s’amoncellent gâteaux et friandises. Vos petits nez s’abîment sur la vitre et vos mains potelées cherchent à saisir tant d’abondance. La tentation est à son comble, alors, je vais vous livrer un peu du secret de la naissance du premier biscuit de la maison : le petit LU.

Aujourd’hui, je suis plus que centenaire, apprécié du monde entier

On me grignote les oreilles aux quatre coins de la planète et , malgré mes quarante huit dents, je ne parviens pas à me défendre… Je crois que je suis vraiment trop bonne pâte !

Né à la fin du 19 ème siècle dans la tête d’un artisan, l’histoire raconte qu’il s’inspira, pour ma conception, d’un napperon en dentelle de sa grand-mère.

Ainsi, il me dessina de forme rectangulaire, avec des bords découpés en festons arrondis et des angles en forme d’oreilles, puis, il me peaufina avec une série de points et broda, sur ma surface, les initiales dont la publicité n’est plus à faire et qui ont traversé les décennies.

Bien que d’une grande simplicité, je n’apparais jamais sans mon hâle lisse et doré, uniforme dans la partie centrale et plus soutenu sur les dents.

J’ai fait le bonheur de milliers d’écoliers car on me glisse facilement dans les cartables.

Aujourd’hui, avec la production de masse et la concurrence, on a pu m’imiter mais jamais m’égaler ! »

 

Lu Lu gang / Keremma

 

Quat' Lutins bien joufflus reluquent les P’tits LU

Lucie concocte un plan rusé

Lucas entrera le premier

Ludivine charmera le pâtissier

Des P’tits LU Ludmilla va s’emparer

La vitrine sera pillée

Leur butin les Quat’ Lutins vont l’ savourer !

La toile gourmande / Tarval

 

Ah, ces saveurs sucrées,
Ça donne envie aux enfants,
Comme on peut le voir sur cette toile,
De planter leurs dents dans ces gâteaux généreux,
Une vitre les sépare de ces douceurs,
Et leurs petites mains frémissent d’envie,
Devant tant d’étalage,
Ils se mettent à rêver de festins,
Mêlant bonbons et gâteaux,
S’en mettant plein la bouche et les mains,
Ils veulent goûter à tous les friandises,
Ils se trémoussent devant la vitrine,
Puis finissent par rentrer chez eux,
Des étoiles plein les yeux,
Heureux de leur petite escapade,
Qui donne faim aux rêves,
Et leur donne un peu de bonheur.

La vitrine / Jill Bill

 

Ah la vitrine de madame LU'divine...

Juste la lécher

Quand l'argent manque à la pelle......


LU'xe pour l'ouvrier

Son vieux sac en toile pour musette,

Lulu et la fratrie si envieux...


Leur père ne s'appelle pas Noël

Ni Nicolas et encore moins Richard...


Mais, dans l'année, il s'arrête chez madame Ludivine

Paie et emporte une boîte de biscuits,

La nichée aux anges !


Ca, c'était hier ;

Une époque où l'on appréciait un geste

Une petite attention, guère répétitive,

La minute sacrément, sacrée !


Ah la vitrine de madame LU'divine

Juste la lécher

Quand l'argent manque à la pelle.......


Et que dire de la vitrine de monsieur Pantin,

Le roi du jouet en bois...

26 février 2024

Sujet 82 - les participants

 



La vitrine par Jill Bill

La toile gourmande par Tarval

Lu Lu gang par Keremma

Sur la toile de l'affiche par J.Libert 

La bande des quatre par K



24 février 2024

Sujet n°82 - Semaine du 24 février au 2 mars

 Bonjour, une nouvelle semaine commence ! 

L'image 


Le mot facultatif   toile 


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Quand ce sont les machines qui répondent... / La Licorne

 



L'ordinateur était allumé : une page internet affichait un tableau effrayant.

Paul détourna les yeux. Il avait toujours eu l'âme sensible, et le sang lui mettait le cœur à l'envers, même quand c'était celui d'une œuvre d'art."Qui a bien pu faire ce genre de recherche sur Google ?" se demanda-t-il. Ses deux enfants étaient encore très jeunes et sa femme ne s'intéressait pas à la peinture. Bizarre...

Il ferma la page et s'en alla vers le salon. Anna terminait son goûter. Jules était assis sur le canapé. Il tenait la télécommande dans une main et caressait le chat de l'autre. Le sparadrap sur son genou était à moitié décollé, mais il ne le voyait pas. Il avait les yeux dans le vague. L'air soucieux. En regardant mieux, Paul vit que sa main droite tremblait un peu.

Paul s'assit à ses côtés. Sur l'écran de la télé, trois experts débattaient sur la crise mondiale.

"C'est un peu compliqué, ce genre de sujet, à sept ans, non ? amorça-t-il en souriant. Tu n'as pas l'air dans ton assiette, mon p'tit bonhomme...qu'est-ce qui ne va pas ?

- Si, si...ça va...

- Un papa voit toujours quand son fiston ne va pas bien, tu devrais le savoir... Viens donc près de moi que je te fasse un gros câlin.

Jules ne se fit pas prier et se cala dans ses bras. Deux minutes de silence plus tard :

-Dis, papa...Francisco, c'est qui ? C'est le mari de Chantal ?

Paul mit trente secondes à recoller les morceaux. Francisco...Chantal...Francisco... Quel Francisco ? Ah ! Mais oui...Francisco Goya ! Le bout de chou était allé faire une recherche sur...Chantal Goya ! Et il était tombé, sans le vouloir, sur la peinture cauchemardesque. Voilà qui expliquait tout. Internet est un ogre irresponsable.

- Papa, c'est vrai que les pères dévorent leurs enfants?

Ouh là, là...c'est fragile une petite cervelle d'enfant....c'est impressionnable...et ça se met des choses invraisemblables en tête.

Pas le choix, il fallait qu'il réponde.

Mason et Lucie / Fredaine

 


 


Mason ouvrit la porte de la voiture et se ravisa soudain, songeur, les sourcils froncés...
Il pleuvait des cordes depuis ce matin, il avait eu bien du mal à s’extirper de son lit après une
soirée bien arrosée et n’avait cédé que lorsque le ton de Lucie s’était fait supplique. Elle était là,
lovée contre lui, le regard implorant. Lui, il aimait ces moments-là et n’avait aucune envie de
bouger. Mais à chaque fois c’était la même chose, dès qu’elle commençait à gémir comme une
malheureuse, il craquait. Cette fois encore, il avait fini par se lever.
Il avait espéré pouvoir profiter du petit déjeuner pour la faire changer d’avis. Il avait été tendre,
avait même accepté de partager ses céréales préférées. Mais rien n’y avait fait. On était samedi
et le samedi était sacré. Lucie ne tolérait aucune dérogation.
Ils étaient donc descendus au garage, lui la tête basse, elle toute pimpante. « Il pleut
beaucoup » avait-il dit. Elle n’avait pas changé d’avis. Ils avaient roulé, lui ronchonnant au
volant, elle frémissant d’impatience à ses côtés. Depuis leur première rencontre, le samedi était
le jour de la virée au bois de la Fontaine.
Une dernière fois, il avait tenté sa chance avant de sortir de la voiture.
« Lucie, brave toutou, est-ce bien nécessaire ? »