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19 avril 2025

Avec Perle/Lilou

 Avec Perle



Les bords de mer... Rien que ces mots évoquent une symphonie d'odeurs salées, le cri lointain des mouettes et cette sensation si particulière du sable frais sous les pieds. Aujourd'hui, Perle, trépigne d'impatience au bout de sa laisse. Ses petits yeux vifs pétillent à l'idée de à l'idée de cette exploration matinale, un rituel fondateur de nos journées.

Le ressac nous accueille avec son murmure constant. Les vagues, ourlées d'écume blanche, viennent mourir sur la grève dans un chuchotement continu, puis se retirent en un lent soupir, laissant derrière elles des coquillages aux formes étranges et des algues brillantes. Pompon, lui, ne se lasse jamais de courir après l'écume qui recule, ses petites pattes s'enfonçant avec bonheur dans le sable humide.

Notre balade se déroule au rythme de ses découvertes. J’ai toujours l’impression qu’elle lit un journal inaccessible pour moi. Un galet lisse et rond devient soudain un trésor à renifler avec attention. Une plume abandonnée est l'objet d'une danse joyeuse, ponctuée de petits jappements excités. Je la regarde s'émerveiller de ces riens, et son enthousiasme simple et pur déteint sur moi.

Perle s'arrête, le museau au vent, captant une nouvelle odeur. Peut-être celle d'un crabe tapi sous un rocher, ou le souvenir lointain d'un poisson échoué. Je la laisse explorer, savourant cet instant de calme et de connexion avec la nature. Nous poursuivons notre chemin.

Derrière nous nos empreintes éphémères sur le sable mouillé.

LA MER / J. Libert

 


LA MER
 
 
 
La mer vient mourir sur le sable.                                             

Elle vient s’échouer sur les galets,
 
Frangée d’une écume mousseuse
 
Aux mille reflets de l’arc en ciel.
 
Ses incessantes lames chantantes
 
Tantôt caresse d’eau, de vent, d’air,
 
De lumière ou d’immensité ;

Tantôt gifles cinglantes et sauvages
 
Lèchent, battent, rebattent les rochers.
 
Au loin, brillante au soleil couchant,
 
La mer se confond avec le ciel
 
Et l’horizon liquide rougeoie
 
En un brasier de poudre d’or.
 
Sur le sable restent les algues.

Leurs longues chevelures nouées
 
Entrouvrent leurs âpres cassolettes
 
D’où monte une odeur de phosphore ;
 
De sel, d’iode et de vase.

Perchées à la pointe des rochers,
 
Les mouettes se sont données rendez-vous.

Elles vont prendre un nouvel essor
 
Dans un concert d’ailes, de cris plaintifs.
 

FLOT D'EMOTIONS / Galet

 



FLOT D’ÉMOTIONS

Elle ondulait tout le long de la plage, sur la ligne changeante entre immensité bleu-vert et sable blond, et moi je la regardais, les yeux rivés sur son doux balancement, comme un lent mouvement de hanches, entre hésitation et nonchalance.

Elle jouait les aguicheuses, avançant avec hardiesse pour reculer comme à regret, laissant ici la dentelle éphémère de son voile de mariée, là une frange d’écume, comme une mousse de lait sur une lèvre à embrasser. Ailleurs elle faisait rouler dans son retrait de minuscules coquillages striés de rose et de blanc, ajoutant à son doux murmure le bruit de perles d’un collier cassé. Partout sur son passage l’estran pétillait de mille trous chantants, comme une coupe de champagne offerte au soleil et au vent.

Câline, elle caressait tendrement la grève, effaçant les pas, les rigoles de la marée descendante comme la main d’une mère chasse le mauvais rêve du front de l’enfant, comme celle de l’amante apaise le visage tourmenté de l’aimé.

Le temps passant, elle se faisait insistante, poussant toujours plus loin son retour, laissant un peu d’elle dans chaque creux pour mieux y revenir, se réappropriant l’espace, déposant parfois l’obole d’une algue brune et brillante, s’imposant en maîtresse incontestée de cette espace à qui elle n’avait accordé que quelques heures de liberté, baignant la base des rochers, les enlaçant, noyant lentement les plus petits, repoussant les importuns vers les dunes.

Le soleil couchant sublimait les couleurs. J’eus une pensée fugitive pour l’autre astre fondateur de ce merveilleux ballet. Et je restais là à contempler cette eau mouvante, ne voulant pas savoir quelle serait son humeur du lendemain, lumineuse et douce ou sombre et déchaînée, certain que le spectacle serait toujours somptueux. Là-haut, venant de l’horizon, les mouettes tournaient, toujours plus nombreuses, accompagnant les chalutiers qui rentraient.     


Vagues / K

 



Ici pas de paquets d’eau,

Pas de sac de ressac

Les vagues réussissent toujours à échouer

À plat, léchant le sable,

Désirant la dune et la lune  

Elles s’en vont et s’en viennent

Partent sans laisser d’adresse

Même à la laisse de mer

Inlassables

Elles sont le bruit du temps

Le vent les trouble parfois

Et l’écume du tic au tac

Eclabousse les secondes

Eparpille les instants

Sel et sable emmêlés

 


ODE AU RENOUVEAU / Marie Sylvie

 



ODE AU RENOUVEAU 


Sous un ciel éclatant de nuances brûlantes, où l'or et l'ambre se marient dans une danse céleste, le  *Fondateur de nos espérances se dévoile. 
Chaque lever ou coucher du soleil, posé délicatement sur la bordure sablonneuse, murmure une vérité ancienne : La lumière,  inlassablement,  donne naissance à de nouveaux départs. 
Comme l'horizon,  notre regard se perd dans l'infini, en quête d'inspiration et de rêves à bâtir. 
Ce moment suspendu est une ode au renouveau,  un hommage discret au pouvoir du Créateur qui réside au cœur de chaque âme prête à s'élancer.
                 

La Mer / L'Entille

 



La Mer

Elle est là, elle arrive. Rien ne peut l’arrêter. Les falaises, les fosses creusées, les sacs de sable, ne sont pas en mesure de la défier.

 

On l'a dit belle, on l'a dit nourricière, on l'a dit résiliente ; mais en définitive c’est elle qui mène la danse. Elle attend patiemment son heure. Ses langues douces et voraces titillent les obstacles intrépides et insensés posés sur son chemin. Ces barrières ont beau être là depuis la nuit des temps, il arrive un jour où le mur de protection cède devant la pugnacité de ses assauts. Même les barrages, aussi résistants qu'ils soient, construits par les hommes ne sont pas de taille à affronter la force de ses colères et de sa ténacité.

 

Qu’elle soit chaude ou froide, qu’elle porte un nom ou un autre, qu’elle s’étale à perte de vue ou dans un écrin terrestre, elle attire et semble expirer à nos pieds. Ce stratagème fondateur de sa perfidie lui donne la force de tenir tête aux manigances humaines.

 

La mer est libre. L’eau coule, bataille, reconstruit ses contours, écrit son histoire encore et encore et réécrit nos vies.


Renaissance / Jill Bill

 


Réincarnation !
Je suis revenue, en mouette...
Au gré du vent
Je plane
Au-dessus de la vague, mousseuse ;
Criarde
Voleuse, à l'arrachée,
Lâcheuse de fientes...
J'en accepte tous les défauts
Libre, libre, libre, ivre.......

Ah oui fait comme l'oiseau
Ca vit de peu un oiseau,
Contrairement à l'homme
Jamais comblé, fondateur insatisfait...

Je vais pouvoir voir Syracuse
L'île de Pâques et Kairouan
Et d'autres grands oiseaux qui s'amusent
A glisser l'aile sous le vent.

J'arrive Henri, j'arrive.............