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06 décembre 2025

Les corbeaux/J.Libert

 LES CORBEAUX




Les corbeaux se sont donnés rendez vous sur les branches les plus hautes des grands chênes.

Les uns après les autres, ils arrivent à tire d’ailes et s’installent en douceur, toute voilure repliée. Dès que le soleil sort des nuages, ils commencent à croasser, à voleter d’un rameau à l’autre cherchant leur équilibre. Ils n’ont guère d’égards pour les couples de tourterelles cendrées qui y avaient élu domicile, pas plus que pour l’écureuil pensionnaire dans une échancrure d’arbre feuillu. Ceux ci, effarouchés, n’ont pas l’air d’apprécier cette arrivée bruyante et vont se réfugier sur les branches voisines.

Il est difficile de savoir leur nombre tant ils vont et viennent, claquent des ailes pour indiquer leur présence. L’habitant, indisposé, a bien essayé de les déloger mais, ils s’enhardissent jour après jour, envahissant tous les jardins des alentours. De leur démarche un peu pataude et maladroite, ils arpentent, souvent à plusieurs en même temps, prairies et pâturages, picorent insectes, vers de terre. Ils se disputent, parfois, quelques déchets dont ils s’en barbouillent bec et plumage. Vite effrayés par les bruits environnants, ils retournent dans les hauteurs d’un coup d’ailes.

Tout l’hiver, ils ne cessent leur bavardage puissant et rauque. Il n’y a plus guère de place que pour eux. Pour saisir le chant des autres oiseaux, il faut prêter l’oreille. Et puis, un matin, se fait un silence impressionnant. Les corbeaux se sont envolés croasser ailleurs. À nouveau, on entend roucouler les tourterelles. Le printemps est revenu!





Essai comparatif/Galet

Essai comparatif




 - J’en peux plus ! Je vais emporter le reste, je terminerai ce soir. Vraiment, Pierre, tu connais

les bonnes adresses !

- L’arrière de ce Mc Do est réputé pour ses poubelles, mais je préfère de loin la pelouse le

long du parking, la table est plus joliment décorée, non ?

- Sûr ! J’en viendrais presque à aimer les enfants, et même leurs parents ! Les uns renversent

leur boîte, les autres les empêchent de ramasser, et c’est nous qui en profitons ! Tu as d’autres

coins comme ça à me recommander, pour les frites ?

- J’avais cru trouver un coin super en Bretagne, l’été dernier, quand j’ai rendu visite à mes

cousins Le Bec : une grande plage très fréquentée, avec des restaurants en front de mer, et il

n’y avait pas que des frites, crois-moi !

- Pourquoi dis-tu « j’avais cru » ? Qu’est-ce qui clochait ?

- La concurrence, mon vieux ! Les mouettes ! Et pas du genre à chercher les restes ou à

attendre que ça tombe, comme nous, non ! Du vol à l’arraché en bande organisée, la terreur

sur les terrasses, et en plus il faut entendre comme elles se marrent… Des pillardes qui

déshonorent la gent ailée ! Ça m’a dégoûté, du coup je suis remonté vers le nord, jusqu’à

Amsterdam. Très belle ville. Et toi qui a une jolie voix, Corneille, ça te plairait : dans le port,

y a des marins qui chantent, mais question atmosphère ça sent la morue jusque dans l’cœur

des frites ! Alors je suis redescendu jusqu’à Bruxelles, chez mon copain Corbecke.

- Et c’était bien ?

- Plus que bien mec ! La Belgique, c’est le royaume de la frite ! Ils maîtrisent si bien l’art de

la double cuisson que leurs frites sont croustillantes même froides ! Derrière les baraques, je

m’en suis mis plein le gésier ! En plus, parfois, ils les trempent dans la mayonnaise… Miam !

- Ah non, pas pour moi ! La mayonnaise, ça me barbouille ! Mais… En t’écoutant, j’ai fini de

tout manger ! Reste plus qu’à trouver une branche accueillante pour faire une petite sieste

avant de m’envoler vers chez moi. Et encore merci Pierre, toi au moins tu as la frite !

Ha..ha..ha !

Sur l'herbe des jours/Marie Sylvie

  SUR L'HERBE DES JOURS




Ils sont là, les corbeaux, les corneilles noirs comme la mémoire des jours pleins.
Ils ne crient pas
Ils ne chantent pas
Ils inspectent.
Leur regard est celui du silence qui sait.
Ils ne viennent pas mendier
Ils viennent ramasser.

Sur l'herbe souillée de frites 
De miettes
De papiers froissés
Ils avancent comme des ombres en mission.

Leur bec n'est pas un outil de faim
C'est un balai
Une pince
Une réprimande.
Ils ne mangent pas
Ils nettoient.

Et nous les festoyeurs distraits 
Nous avons quitté la scène sans saluer
Laissant derrière nous les restes d'un banquet sans gratitude.

Les corneilles elles 
Elles restent.
Elles ne jugent pas avec des mots 
Mais avec leur présence.
Elles disent :
《 Regarde ce que tu laisses derrière toi.》
Elles disent :
《 Chaque souillure est une mémoire.》
Elles disent :
《 Nous sommes les gardiens de ce que tu oublies.

Leur vol est lent presque cérémoniel.
Elles tournent autour de nos oublis
Comme des prêtresses d'un culte ancien
Celui du respect pour ce qui fut vivant
Pour ce qui fut offert
Pour ce qui aurait pu nourrir autrement.

Et dans leur bec les déchets deviennent des reliques
Non pas des gourmandises
Mais des preuves.
Des preuves que nous avons trop
Que nous jetons trop
Que nous oublions trop vite.

La *barbouille sur l'herbe n'est pas une tache
C'est une signature.
Celle de notre passage sans égard
Celle de notre abondance sans conscience .
Et les corneilles dans ce ballet discret 
Viennent effacer ce que nous avons écrit sans penser.

Elles sont les poétesses du rébut
Les archivistes du déchet
Les prophètes du trop-plein.
Elles ne réclament rien
Elles rappellent tout.

Et moi assise dans ce champs de pâquerettes piétinées
Je les regarde comme on regarde un miroir.

Je vois dans leur bec maculé
Le reflet de mes propres oublis.
Je vois dans leur démarche
La sagesse d'un monde qui ne gaspille rien.

Et je me dis que peut-être 
Le vrai luxe n'est pas de posséder
Mais de respecter.
Que le vrai festin est celui qui ne laisse pas de détritus
Celui qui honore chaque miette 
Chaque instant
Chaque vie.

La malbouffe et la pollution/Tarval

 LA MALBOUFFE ET LA POLLUTION

Mac Do, Burger King, Quick,




Toutes ces enseignes qui nous vendent du gras,

Sont souvent accompagnées de manque de savoir-vivre et de non-respect de la nature.

Très souvent, les emballages et les restes sont jetés à même le sol, dans la rue, sur les pelouses,

Polluant notre environnement visuel et la faune locale.

Il n’est pas rare de voir des chiens, des chats ou des oiseaux se nourrir des vestiges de la malbouffe.

Ce n’est pas anodin, cela bouleverse la chaîne alimentaire,

En effet les oiseaux sur certaines plages s’en prennent aux touristes pour avoir des miettes de leurs

déjeuners, au lieu de s’affairer à rechercher leur nourriture.

Les gens deviennent fainéants, ils se moquent des conséquences et laissent leurs déchets sur place,

Plutôt que de les emporter dans un sac pour les jeter chez eux.

J’ai l’estomac barbouillé rien que d’y penser,

Je ne comprends pas que l’on ne prenne pas soin de la nature,

Je suis déjà allée en montagne, dans les Pyrénées-Atlantiques, visiter la Rhune,

Et quel ne fut pas mon effarement quand je suis arrivée sur la place du départ du petit train qui

emmène les touristes au sommet,

La place était recouverte de déchets alimentaires, et personne ne s’en préoccupait.

J’ai toujours gardé cette image en tête, car j’avais été vraiment choquée par ce constat.

Et l’on sait que la mer est une poubelle à grande échelle, sachant l’impact sur ses habitants,

Mais que faire, comment modifier ces comportements destructifs pour la planète,

Il faudrait une prise de conscience collective,

Et que chacun fasse un effort, c’est notre qualité de vie qui est en jeu.

Bisbrouille/Jill Bill

 Bisbrouille






T'as vu les nouveaux vers jaune..... !?
Mouais, ça barbouille pas l'estomac ça !?

Ma chère, on fait avec ce qu'on a
Chez les belges, une fois......
Au moins j'ai la frite
La banane, la pêche..... moa !

Toi, si tu me cherches des poux, l'époux !!!!!!
Oh croasse donc femme...
Et mange des marguerites si ça te chante.......
T'as trouvé quoi là...... !?

La mayonnaise grand bêta !