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21 septembre 2024

Définir notre avenir / Tarval

 



200 millions de tonnes de déchets sont ramassées chaque année,
Et tout le monde s’en moque.
Ce monsieur qui passe devant un déchet,
Le définit ainsi, mais ne le ramasse pas.
Et l’autre qui suit fait la même réflexion,
Mais ne le ramasse pas non plus.
J’aimerais, même si je sais que c’est une utopie,
Que chaque personne se prenne en charge,
Et l’on aurait ainsi des villes et des plages propres,
Et surtout d’inculquer à nos enfants de respecter la planète,
En commençant par déjà s’occuper de ses propres déchets,
Et ensuite de participer aux journées dites de ville propre,
Afin qu’ils prennent conscience de l’enjeu de notre avenir.
Si nous voulons vivre dans de bonnes conditions,
Nous devons laisser la marque de notre passage,
Pour faire réagir la population
Partout dans le monde et surtout celui des pays industrialisés.
Et il faut aussi prendre en compte les océans qui sont pour certains une poubelle,
Et qui polluent ce qui peut aboutir à la disparition de certaines espèces marines,
Les poissons, comme le corail, ou autre.
Si l’on veut vivre sereinement dans un avenir proche,
Alors il faut agir, et traiter la planète comme un trésor.
Si tout le monde s’y met, c’est réalisable,
Et j’espère toujours en l’espèce humaine,
Pour faire ce qui est bon ou pas.
Et j’espère ne pas me tromper.


Demain / L'Entille

 


Demain si cette canette est encore là je ramasse, promis !

Demain j’emporte mes gants et un sac pour ma promenade quotidienne.

Demain je réquisitionne les copains du club de gym pour nettoyer le chemin pédestre. Au moins ce sera un exercice profitable à tous.

Demain j’alerte la mairie sur les incivilités des jeunes. Des poubelles voilà ce qu’il faut !

Demain ………… Pfuttt, il pleut, je ne vais pas sortir !

On verra ça demain !


Le déchet / K

 



Ah non, personne ne fait pas rien !

On le sut plus tard, environ deux ans après, lorsque cinq commissions se furent réunies successivement, ayant commandé cinq études qui furent rendues publiques.

C’est la cinquième étude qui fut déterminante, les quatre précédentes n’étant parvenues à aucune conclusion.  A la lecture du document de deux pages, les résultats étaient édifiants, on se demandait pourquoi on n’avait pas interrogé spontanément un enfant de quatre ans.

Une association locale « Pour la conservation du bon sens » et « Halte au gaspillage » mena sur les lieux une action de protestation, toute une journée.

Car ce truc marron au sol, cette chose, n’était pas une marque, un repère, une balise, non cela n’aidait personne, ce n’était d’aucune utilité.

C’était un déchet.


Presque rien / Galet

 




Tiens, un déchet…
Une vie en lambeaux,
Un cœur brisé,
Des souvenirs anciens,
Une mémoire pleine de trous,
Un espoir abandonné,
Et évidemment, personne ne fait rien !
Un rire cassé,
Un esprit tordu,
Des miettes d’amour.
Tiens, un déchet, encore.
Certains laissent tout traîner.
Contourner l’obstacle.
Un éclat de voix,
Une histoire sans queue ni tête,
Des bribes de conversation,
Des mots inutiles,
Des bouts de phrases,
Un oubli de soi,
Un regard perdu,
Une fierté piétinée,
Des petits riens, des bouts de tout,
Des choses précieuses à ramasser,
A trier, à réparer, à recoller,
Juste une marque d’humanité.


la fable des promeneurs / Lilou

 

la fable des promeneurs



Dans un bois verdoyant, un sentier serpentant invitait à la promenade. Un premier promeneur, l'air soucieux, avançait lentement. Ses yeux, habitués à la beauté de la nature, remarquèrent un déchet indéfinissable, une canette ? une crotte de chien fossilisée ? jonchant le sol, un triste témoin de l'indifférence humaine. Il ne prit pas la peine de se baisser ; ce n’est pas à moi et je ne suis pas éboueur ! Il passa son chemin, reprenant le cours de ses idées, sa femme le quittait pour sa meilleure amie alors l'esprit ailleurs, il laissa derrière lui un petit bout de monde souillé.

Peu après, un jeune garçon, vif et curieux, empruntait le même sentier. Ses yeux pétillaient d'une joie enfantine. Soudain, son regard fut attiré par un objet brillant au sol. C'était le déchet délaissé par le premier promeneur. Avec un sourire espiègle, le garçon se pencha et le ramassa. « Tiens, un trésor ! », s'exclama-t-il. Voilà de quoi enrichir ma collection d’art contemporain ! Il déposa son précieux butin dans un sac qu'il portait sur le dos, destiné à recueillir les trésors de la nature qu'il trouvait au cours de ses balades.

Morale de la fable :

Le début du recyclage en somme. Ce que l'un considère comme un déchet, un autre peut le voir comme un trésor. La beauté est dans l'œil de celui qui regarde, et la valeur d'une chose ne se mesure pas seulement à son utilité, mais aussi à l'importance que l'on lui accorde. 

Triste constat / J. Libert

 



Si Monsieur Poubelle revenait sur terre en septembre 2024, les cheveux lui dresseraient peut-être sur la tête en voyant, sur les trottoirs de cette rue d’une ville de France, l’amoncellement de milliers de sacs poubelle éventrés ainsi que le dépôt de gravats résultant de chantiers de démolition.

Voilà ce que nous montrait, récemment, l’information d’une chaîne télévisuelle. Les commentateurs expliquaient que les déchets enlevés se reformaient, en quantité égale, dès le lendemain. Les habitants de cette rue semblent assister, impuissants, à la présence de cette déchetterie sauvage, à ciel ouvert, sous leurs fenêtres.

Ils en sont réduits à se boucher le nez quand ils longent les trottoirs pour ne pas être incommodés ou asphyxiés par les émanations pestilentielles ou toxiques qui se dégagent dans l’atmosphère.

Cette désolation nauséabonde fait forcément l’affaire de nos amis, les rongeurs. Ils se régalent, ne perdent pas une miette de ce festin royal. Les rats et les mouches sont à la fête mais porteurs de germes d’épidémies pour les humains.

Ces dépôts sauvages donnent une idée plus précise de ce que représentait l’élimination des déchets jusqu’à la fin du 19 ème siècle, avant l’invention de la poubelle. À cette époque, Paris ne sent pas bon !...Les rues sont boueuses, malodorantes. Les habitants jettent leurs déchets, excréments, carcasses d’animaux dans la rue ou les rivières et les gens boivent l’eau de la Seine.

Alors ? Aurions nous régressé ? Nous sommes d’un hyper hygiénisme individuel doublé d’une indifférence collective au bien-être des autres. Serait-ce la marque d’une certaine société en contradiction avec elle même ?


courir après les déchets/Maïmouna

 Courir après les déchets



Je suis invité samedi matin, par mon amie Rosa, à un écojogging ou plogging comme disent les suédois. J'avoue ne pas être un grand exemple d'écocitoyen mais je suis curieux de cette nouvelle activité ! Le tri de mes déchets, par exemple, n'est pas mon fort mais ce n'est pas par je-m'enfoutisme plutôt par méconnaissance. Je sais, c'est une mauvaise excuse car il y a les pubs à la télé qui répètent les consignes en boucle, les dépliants de CITEO glissés dans ma boîte aux lettres, les ateliers proposés par les associations qui expliquent les bonnes manières de le faire. En fait, je ne cherche pas à m'améliorer prétextant que je n'ai pas le temps ou que je fais de mon mieux par rapport à d'autres. Bref, je me cherche toujours des excuses pour ne pas sortir de ma zone de confort. Mais aujourd'hui, je vais tout faire pour être proactif sur un parcours de 7 kilomètres à petites foulées.

Je rejoins le groupe à 9h pile et déjà une vingtaine de personnes sont rassemblées pour écouter les

consignes. Les membres de l'association qui encadrent cet événement nous donnent un sac, des gants et des pinces pour les plus aguerris. A vos marques, prêts, c'est parti ! 

Au bout d'à peine 2 kilomètres mon sac est bien rempli : bouteilles plastiques en veux- tu en voilà, des emballages de toutes sortes, des mégots bien évidemment, des canettes toute boisson confondue … On trouve de tout, c'est effarant ! Quand je pense que des centaines de personnes passent tous les jours devant ces déchets sans rien faire. En même temps, je réalise que moi-même je fais parti de cette catégorie qui ne fait pas attention à son environnement et qui compte le plus souvent sur les autres pour ramasser leur poubelle. Il va falloir que ça change.

Au bout de 2h30 je suis fourbu ! Courir tout en se baissant pour ramasser les détritus et porter un sac de plus en plus lourd : c'est du sport! Mais je suis heureux que ce butin de plus de cent kilos récolté par l'ensemble des volontaires de ce matin parte au tri sélectif au lieu de rester dans la nature.

Déjà Rosa me propose de participer à la prochaine session et j'accepte spontanément en me disant que je ne détournerai plus le regard et assumerai mes responsabilités dorénavant.

Maïmouna

L'irréprochable/Jill Bill


L'irréprochable


Pas touche eh.......

Le Petit Poucet ne retrouvera plus son chemin, sinon,

C'est sa marque pour se faire, les croûtons d'pain,

Son père a coutume de l'abandonner au bois... !


Oooh moi et les histoires hein.......


Faut s'instruire mon vieux, faut s'instruire !!!


Trêve de plaisanterie ;

Les déchets, une bien vieille histoire, aussi,

Les déchets, dans sa poubelle,

Et plus belle serait notre planète !!


D épôt sauvage
E chantillon de l'incivisme
C 'est du propre... !
H ypocrisie de mise
E t passer à côté, auréole du saint,
T rouver à redire, mais faire......