23 août 2025

Sujet 150 - les participants

 


Emma, l'extra-terrestre     par Jill Bill
Organisation     par L'Entille 
A force...    par K
Un court instant dans la vie de Julien    par Tarval
Imprévu     par Galet 
LE FIFALIN, DIDETTE ET LE MITRON    par François
La Dame de Pique   par J.Libert
A barnouiller     par Pierre Lpc
La ménagerie des rêves sous la voûte étoilée  par Marie Sylvie
La fugue de Bouclette     par An'Maï

Sujet 150 - Semaine du 23 au 30 août





Commençons donc par une variation !  

Sur une idée d'Emma, voici 12 mots inventés, vous en avez au moins 10  à placer dans votre texte.  

A votre bon cœur !

De quoi redémarrer en fanfare ;-)






fifalin  - barnouiller - didette - codron - 
lerte - grinfaler - grunier - calorte - 
barnouille - collouste - jerse - stricader 








Séléné/Lilou

 Séléné



En ce soir de fin août, la plage était déserte. Tous les estivants avaient remballé serviettes, parasols et glacières. Enfin tout redevenait calme jusqu’au prochaines vacances. J’en profitais pour faire une grande promenade avec Séléné, une superbe chienne que j’avais recueillie après la disparition de son maître. E jeune homme avait déserté la superbe maison qu’il avait fait restaurée à l’orée du village. Puis un jour, il avait disparu, laissant sa chienne, les portes grandes ouvertes !. L’enquête de police n’avait rien donné et puis un adulte a le droit de disparaître sans laisser d’adresse. Séléné pleurait et je l’avais prise avec moi.

Sous le ciel pâle, elle se mit à courir à fond de train sur le sable mouillé telle une flèche noire et blanche à peine freinée par l'écume des vagues, le museau ouvert comme si elle avait besoin de happer plus d’air. J’eus beau appelé, sifflé, Séléné ne revient pas. Mais où courait cette brave bête. Jamais elle n’avait fugué. Jamais elle n’avait désobéi.  Les éclaboussures d'eau et de sable qui jaillissaient sous ses pattes étaient les signes d'une énergie exceptionnelle.

La laisse à la main, je rentrais à la maison piteusement, angoissée et en colère ; J’avais trahi mon serment : m’occuper de cette chienne en attendant le retour de son maître ; J’étais persuadée qu’il allait revenir. 

Ce fût le lendemain alors que je m’étais assoupie dans mon fauteuil, qu’un aboiement joyeux me réveilla. Séléné, assise sur le pas de ma porte, derrière elle, un homme que je ne reconnus pas de suite. …


LE VIEUX CHÊNE N° 706 / J.Libert

 



LE VIEUX CHÊNE N° 706

  

    Comme tous ceux qui bordent cette route de campagne, ils l’ont numéroté : chêne n°706.

     Sylviane n’est pas au courant du projet communal qui consiste à élargir la route pour en faire un contournement destiné à faciliter le trafic, à dégager des artères plus encombrées.

     Le n° 706 est un chêne de plusieurs centaines d’années. Il parade sur un talus surplombant une allée gravillonnée qui débouche sur un imposant manoir. Il est le premier d’une série plantée en rang d’oignons de part et d’autre du chemin.

     L’été, leur parure, d’un feuillage vigoureux, ombrage agréablement de l’ardeur du soleil. Leurs branchages supérieurs s’entremêlent harmonieusement à quelques mètres au dessus des têtes, formant un parasol de verdure.

    À l’automne, cette chevelure prend des teintes d’or roussi pour craquer doucement sous les pas du du visiteur ou les roues d’engins motorisés quand déclinent les jours.

     Mais déjà les scies entrent en action. Les branches et les troncs s’abattent lourdement sur le sol dans un bruit mat. Il ne reste plus qu’à les charger sur les camions et à les envoyer dans les entreprises qui les débiteront en bois de charpente et de chauffage, poutres, planches et meubles en bois.

    Le vieux chêne n° 706 est encore debout mais plus pour très longtemps. Ses feuilles tremblent dans l’air printanier et son tronc résonne douloureusement du massacre sonore de ses congénères.

Une dernière fois, sentir le vent rafraîchir sa cime. Une dernière fois entendre le doux chant des oiseaux qui s’éveillent.

ÉCHO DES OMBRES ET DES SOURIRES / Marie Sylvie

 



 ÉCHO DES OMBRES ET DES SOURIRES


Sous une lune de velours, le nouveau-né sommeillait, un doux sourire aux lèvres comme s'il connaissait déjà les secrets du monde. Son innocence, une  *cellule immaculée, était la promesse d'un avenir  *ouvert, encore vierge de choix et de regrets. 

Les plongeurs, eux, évoluaient dans une grotte sous-marine éclairée par les halos bleutés de leurs lampes. Leurs silhouettes furtives glissaient entre les stalactites, cherchant à  *faciliter leur passage vers l'inconnu. 
Chacun portait autour du cou un  *médaillon, souvenir lourd et secret d'une décision passée, d'une opportunité manquée ou d'un risque pris.

Au loin, le loup courait sur la plage, ses pattes martelant le sable humide, poursuivant sans doute un fantasme, une proie imaginaire. 
Son regard déterminé ne laissait aucune place au doute, aucune hésitation. 
Il ne regrettait pas d'avoir chassé ni d'avoir couru car pour lui chaque instant était une victoire, chaque course une chance. 

Et il y avait ce pont de bois, la  *charpente usée par le temps et les pas, qui enjambait un ruisseau dans un jardin japonais. Sur une colline, une lignée d'arbres centenaires veillait sur lui, témoins silencieux des âmes qui l'avaient traversé ... ou qui avaient choisi de rebrousser chemin.

Nous nous souvenons des regrets,  de ces cassettes du passé dont les bandes se sont entremêlées. 
Mais avons-nous vraiment des regrets ?
Ne sont-ils pas le revers de nos audaces ? 
Le  *souriant  acquiescement à la vie avec toutes ses nuances, toutes ses failles ? 
Peut-être que le vrai regret n'est pas de ne pas avoir saisi une chance, mais de s'est attardé sur ce qui n'est plus alors que la vie, tel un cours d'eau, ne cesse de couler, emportant avec elle nos peurs et nos doutes pour les transformer en mémoire. 

         Car la vie n'est pas une cassette à rembobiner mais un fleuve où chaque vague emporte les ombres pour mieux faire briller nos sourires.

Evaporation / L'Entille

 

  


 


  

Toutes les photos, tous les mots ! 

Évaporation

 

Dans la cellule ou il est coincé, l’homme se souvient. Hier encore, il était un homme libre. Il aimait courir avec son chien en bord de mer.

La vie lui avait réussi, elle s’était montrée généreuse et avait ouvert largement sa hotte. D’un amour de jeunesse bercé au son d’un walkman partagé, était attendu un enfant fabuleux. Dès son premier mouvement dans le médaillon, il avait fait la joie de ses parents.

Et puis soudain, l’orage avait grondé. Le parc verdoyant dans lequel ils avançaient côte à côte, lié par un si grand amour, se teinta de gris. les arbres perdirent leur feuillage, la couleur déserta leur monde, de même que la douceur. Leur amour avait duré ce que dure une pluie de sakura. L’avenir souriant ne fut plus qu’un paysage terne, sans âme.

Le transfert d’un monde à l’autre fut un effondrement total. Leur famille s’était construite sur les sentiments si forts. Puisque ceux-ci n’existaient plus, la charpente de leur union s’écroula. Ainsi, leurs chemins se séparèrent. Seulement, il n’imaginait pas vivre ainsi. Il fit ce qui lui semblait être la solution ultime pour faciliter son évaporation. D’abord une cellule, puis l’évanouissement.

 

17 août 2025

Sujet 149 - les participants - 2

Second service le 23 août:


L'Entille : EVAPORATION 

Marie Sylvie :  ÉCHO DES OMBRES ET DES SOURIRES

J.Libert : Le vieux chêne n°706

Lilou : Séléné

16 août 2025

Confidences / K

Une photo, six mots


Le premier arbre savait ses jours comptés, il espérait finir en livre.

Le deuxième arbre ne cachait pas la forêt et appréciait une vie à ciel ouvert.

Le troisième arbre avait prévu de faciliter les palabres en tentant dès l’hiver suivant de garder toutes ses feuilles.

Le quatrième arbre appartenait à la cellule locale du front de libération des organismes résolument essentiels.

Le cinquième arbre était souriant, mais comme vous êtres trop loin, vous ne pouvez pas le voir.

Le sixième arbre était peut-être défaitiste et mal renseigné, il répétait souvent « je ne suis pas certain de terminer en bois de charpente ».

Le septième arbre portait un médaillon représentant l’arbre de la liberté.

Le huitième arbre ne disait rien, il faisait des recherches et rédigeait sa généalogie.

Le neuvième arbre s’était enfui avec la fille du bûcheron.


Un chemin possible / Pierre Lpc

 

  
 






Un chemin possible :

Déjà dans les nuits enfantines

Les quartiers de lune me berçaient.

Non en croissants pour croissance

Mais en faucilles tranchantes.


Elles ont facilité les ciels rouges

Mon épanchement aux crépuscules.

Le bain de pourpre puissant, la toile

Aux bois de pins, puisant la moelle

À mon tronc, qui jamais ne recule.


Une fois le médaillon à son point culminant

Nos peaux rosissent sous son feu ardent.

Nos ouïes frémissent des vieilles bandes

Magnétiques, le souvenir de nos airs favoris.


Ces petites rengaines ou ces grandes mélodies

Nous voient virevolter avec elles, hors de nos cellules.

Les murs, les barreaux, les gardiens, ne sont rien

Face à nos ponts, souriants d'une rive à l'autre.


Si c'est mon âme qui fuit ainsi le monde

Mêlée par harmonie au vent heureux du matin

Le soir pourrait, en Canis Lupus, me voir

Fendre l'écume au sable lisse de mon éveil.


J'ai, par la droite, exploré le début de mon fond.

Cette eau saline qui voit la terre se muer en puits

Et ses margelles, repousser l'horizon

Loin de ma vue, à l'immense appétit.


J'y ai trouvé un monde ouvert sur l'invisible

À toutes les interprétations possibles.

Mon abysse, ma charpente

Le baiser de la vie aimante.

GENESE / Galet

 


 


Toutes les images (6 - 3 - 2 - 4 - 5 - 1), tous les mots. 


GENÈSE


Début 70’, je n’étais qu’un embryon issu de la fusion de deux cellules qui avaient très peu de chances de se rencontrer… Je crois savoir en effet que mes concepteurs, Spermato et Ovy, ont batifolé en eaux troubles pendant un petit moment avant de décider de s’unir, elle ne voulant pas forcément lui faciliter la tâche, mais le résultat est là, moi ! Enfin, il m’a quand même fallu patienter plusieurs mois pour entrer dans ce monde, et avoir beaucoup de patience pour supporter chaque jour la séance de musique « in utero » que m’imposait ma mère en posant un lecteur de cassettes sur son ventre... Je découvrirai quelques années plus tard, dans une grande boîte, à côté d’un médaillon contenant une mèche duveteuse de mes cheveux, les cassettes que mon père renouvelait avec amour : le bruit du vent d’hiver sur les arbres dénudés, le gazouillis de l’eau dans un jardin japonais, le chant des baleines… Elle guettait en souriant le moindre de mes mouvement, sans imaginer une seconde que mes coups de pied n’étaient dus qu’à mon agacement et à mon envie de quitter cet endroit où je finissais par être à l’étroit. Pourtant il me fallait encore consolider ma charpente, affiner les derniers détails avant de paraître. Et le jour est enfin arrivé où j’ai ouvert un œil sur un univers inconnu, que j’ai vite appris à maîtriser, à plier à mes caprices de chien fou et à mon ambition de croquer le monde. J’étais incontestablement le plus beau bébé de la terre, de la lune et même de l’univers, selon mes géniteurs bien sûr !

La course / Tiniak

 

La course







Mil1Une n°149 - Loup

Le chant, poignant, lui vint au-delà de l’appel
qu’apporte, d’un souffle océan, le cardinal
prenant son quart au dominant chargé de sel
depuis l’aube jusqu’au ponant venu des Alpes

Tirant profit de la fraîcheur matutinale
qu’aura bientôt fumée l’ardeur caniculaire
il accourut, le cœur brûlant sa force d’âme
un vif argent s’élevant de ses quatre fers

Elle attendrait, mais pas l’échéance du blâme
à l’exigence du plus cruel anathème
Elle attendrait, dans l’assurance de sa flamme
Il se devait d’y sacrifier jusqu’à l’extrême !

Le temps s’étirait devant lui comme une corde
à l’infini, lui semblait-il, malgré sa course
Il ne désarmait cependant pas son effort
tandis qu’au ciel apparaissait la Petite Ourse

Déjà, le carmin des nuées léchait la Lune
au pâle éclat de plénitude sur les cimes
pétrifiant les jardins de l’insigne infortune
où il découvrit, horrifié, Sa Bellissime

Le dénuement qui le saisit de prime abord
se fit grondement sépulcral et tellurique
avant de lui expulser l’âme loin du corps
vide charpente au pied de son amour statique

Jardin et roches

Dans son berceau / François

 









L'ENFANT DO / J. Libert

 



L’ENFANT DO



        Do, l’enfant do ! Lové dans le médaillon de ce coussin en forme de dernier quartier de lune, le nouveau né dort paisiblement. Comment la fusion de deux minuscules cellules a t’elle crée un être aussi parfait ? La jeune maman n’a de cesse de contempler sa merveille et de caresser ses petits pieds mignons.


    Pour le moment, il émet de légers bruits de succion. A t’il encore soif ? Se demande t’elle en s’approchant doucement. Mais non, il dort en souriant aux anges.


    La jeune Léonie vient d’accoucher de son premier enfant.  Elle a encore le souvenir de la douleur de ses dernières contractions. Mais le chant de Mabaka, la sage femme noire, a joué le rôle d’un puissant anesthésiant. Elle est entrée dans la chambre, s’est approchée de son lit. Elle lui a pris doucement la main, lui a effleuré la joue de ses longs doigts de jais. Elle a entamé une complainte de sa voix rauque, pleine et grave. Son chant, d’abord murmuré, s’est amplifié, s’est rythmé à son souffle et, toutes les deux,ont inspiré et poussé, poussé encore dans un même effort. Le don magique de Mabaka a opéré. Léonie s’est laissée aller à sa déchirure.


    L’enfant est né. Il a crié. Mabaka a poursuivi sa complainte sous ses yeux grands ouverts. Il s’est arrêté de pleurer et l’a regardée, étonné, puis il a refermé les paupières.


                                                                                                                                   


Luna mater / An'Maï

 


Luna mater

Suis-je née de la Lune, 

Si belle Séléné 

Qui berce  tendrement

Bien trop de mes nuits blanches?

Parfois si blond croissant 

Qu'enfant je voulais mordre

Et parfois médaillon 

Sur un collier d'étoiles,

Qu'un pierrot amoureux

Offre à sa Colombine, 

Je voudrais tant l'atteindre 

Mais je suis prisonnière. 

Sous la charpente obscure 

De ma prison nocturne,

Mon lit est la cellule

Où les yeux grands ouverts 

Je rêve d'évasion.

Et pendant que certains,

Croyant faciliter 

Leur endormissement,

Recomptent les moutons

Épargnés par le loup,

Qui n'est qu'un chien courant

sur une morne plage,

Moi je compte les arbres

Pour trouver le sommeil.

Un deux trois...tous pareils !

Des arbres alignés

Sur fond de gris nuages...

Tourne tourne ma vie

Sur les rubans usés 

D'une vieille cassette

Tournent tournent les pages

Avant que tout s'arrête...

Avant qu'au bout du bout,

 Je traverse le pont

Qui mène à cet ailleurs

Auquel je crois si peu.

En attendant je nage

Comme tant d'autres nagent

Dans l'océan profond

De ces bizarres nuits

Où le sommeil me fuit.

Et quand enfin pourtant, 

La cruelle me prend,

Je rêve en souriant

Que je suis un enfant

Endormi  et confiant

Dans les bras de la Lune.



EN CE TEMPS-LÀ… / Galet

 









EN CE TEMPS-LÀ…


« En ce temps-là la vie était plus belle… » Sans doute pas vraiment, mais nous étions amoureux, nous nagions dans notre bulle de bonheur.

En ce temps-là Mecano chantait « Hijo de la luna », nous avions nous aussi un enfant blond à la peau claire et nous roulions pendant des kilomètres, sans nous soucier des nuages qui, un jour, ne manqueraient pas d’arriver dans notre ciel, en reprenant à deux voix la chanson distillée par la cassette glissée dans la fente du tableau de bord. « Hijo de la luna-a… ». 

En ce temps-là la vie n’avait pas encore lâché ses chiens, et dans notre jardin secret nous construisions en souriant des ponts vers des lendemains joyeux, le cœur ouvert à tous les possibles…


https://www.youtube.com/watch?v=OwGG5fX7bxY


Comme un souvenir / Fredaine

 


Chaque fois que je venais, je lui plaçais le vieux casque sur les oreilles et j’enclenchais la lecture de la cassette. Arriverait un jour où l’usure aurait raison de la bande, sans doute devrais-je faire une copie, c’était tellement important pour lui. Dès qu’il entendait sa voix, son visage s’illuminait et il était souriant jusqu’à la dernière seconde. L’évocation de tous ces souvenirs partagés avec elle facilitait l’accès à sa mémoire vacillante, comme l’ouverture d’une porte vers le passé et tels deux plongeurs, ils  partaient, seuls dans leur bulle marine le temps que tournait le magnétophone.

Cette cassette, elle l’avait enregistrée quand sa mémoire à lui avait commencé à s’effacer. En réalité, ils l’avaient fait ensemble ; il racontait, elle écrivait, puis, plus tard, alors qu’il dormait, elle posait sa voix sur leurs souvenirs. Elle se savait malade, savait qu’un jour elle ne serait plus là pour lui rappeler tout cela, elle voulait lui laisser cette trace, comme une charpente pour le protéger le plus longtemps possible.

Leur rencontre sur le petit pont de bois qui traversait le parc. Un coup de foudre. L’endroit était devenu leur point d’ancrage et c’est tout près qu’ils avaient décidé de s’installer, de construire leur nid. C’est dans ce nid qu’ils m’avaient conçue. Ils ne l’ont jamais quitté.

« Te souviens-tu mon amour de ce joli médaillon avec la photo de Lucie ? Nous avions fait une folie ce jour-là en demandant à un photographe de nous décrocher la lune pour l’y déposer un instant. »

Les souvenirs défilaient, il lui arrivait parfois de terminer les phrases avec elle.

« Les seules fois où nous quittions notre cabane dans les bois, c’était pour nous rendre au bord de la mer. Nous aimions tant faire de longues promenades avec notre fidèle Milo, trouvé un jour errant dans les bois. Rappelle-toi comme il aimait courir sur le sable en longeant l’eau ; il nous fallait déployer des trésors d’imagination pour parvenir à le faire rentrer. »

La cassette se terminait sur le bruit des vagues, je voyais à son sourire qu’il heureux…

J’ai la mémoire qui flanche, je m’souviens plus très bien ...