17 janvier 2026

Une îcone/J.Libert

 UNE ICÔNE



L’homme en bronze semble avancer d’un pas sûr et léger. Il est encore comme bien vivant, le regardsouriant, fier, sous son chapeau à larges bords ; le pantalon large, un peu bouffant dont les jambes seterminent en un joli revers sur de souples mocassins lui imprime cette allure élégante et décontractée.

Hormis sa canne sous l’un de ses bras tandis que l’autre s’enfonce dans la poche du pantalon, rien n’indique le but de sa promenade.

À première vue, nul ne sait, non plus, qui est cet homme en marche. Aucune plaque commémorative ne le désigne.

Ancré, sans piédestal, grandeur nature : 1, 83 m. il a le regard orienté vers la mer, là bas, tout près. Il arpente le long boulevard d’une des plus belles villes Cubaines qu’il a tendrement aimé au cours de sa vie un peu trop brève puisqu’il décède à 44 ans.

Les Cubains ont encore dans les oreilles ces rythmes Africo-Cubains aux vertus balsamiques que lui seul savait si bien rendre.

De tout temps, en tout lieu, le monde produit des génies dans tous les domaines. « Benny Moré » était de ceux là. Doté d’une oreille hors du commun, très jeune, il apprend, il retient avec une étonnante facilité. Il deviendra l’une des icônes de la musique populaire Cubaine des années 40-60.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire