La rigolade - Jak
25 janvier 2026
24 janvier 2026
Le château d'Ancy le franc/François
Le château d'Ancy le Franc
Au pays des bons escargots,
Et du jambon persillé,
En Bourgogne, je suis allé au bord de l'eau,
Devant un château qui m'a émerveillé.
Je me suis posé dans le parc d'ANCY LE FRANC.
Là, j'ai mangé mon pique-nique.
Au milieu des oies, le spectacle était magnifique,
Une belle bâtisse trônait auprès de l'étang.
Derrière, après les arbres touffus,
J'ai pu visiter le magnifique château,
À vrai dire, à la visite m'a plu.
La Bourgogne aime montrer ses trésors.
Le manoir caché/J.Libert
LE MANOIR CACHÉ
Ce coin de nature idyllique, à l’écart du monde urbain, est un décor de rêve où chacun souhaiterait s’exiler ou faire une retraite quelques jours.
Derrière le manoir d’une autre époque, les arbres de l’épaisse forêt se reflètent dans le lac aux eaux tranquilles, frissonnantes; leur verdeur profonde tranche avec le ciel clair où s’attardent de lourds nuages laiteux.
On y devine les gîtes et les nids de centaines de bêtes et d’oiseaux sauvages. Le jour, ils se cachent aux yeux de tous mais sortent la nuit, s’approchent de la rive pour s’abreuver tout leur soûl. Les biches côtoient les sangliers, la chouette, le héron cendré.
Sur les talus herbus, les oies, les canards, les cygnes font la pause, à la recherche de vers et d’insectes, avant de replonger, de concert, dans la fraîcheur bienfaisante de leur élément liquide.
En cette belle matinée de printemps, le manoir prend tout son relief. De loin, on le croirait inhabité, abandonné et, pourtant, quand on l’approche, il y règne un certain remue ménage.
Quelques jeunes filles, vivent là, pensionnaires, prisonnières pour plusieurs mois, le temps de terminer une grossesse et d’accoucher sur place avec l’aide d’une sage femme. Le manoir, appelé « maison maternelle » est loué par le Conseil Général du département. Il accueille de très jeunes femmes enceintes, qui n’ont pas la majorité. Elles sont exclues de leur environnement familial car elles sortent du cadre de la conformité sociale de cette époque. Certaines sont forcées d’accoucher sous x. On est en 1965 !!
Ballade pour une prisonnière/Marie Sylvie
Ballade pour une prisonnière
LA PRISONNIÈRE/Ecridelle
La prisonnière
LA FOLIE D’UN HOMME JALOUX/Tarval
LA FOLIE D’UN HOMME JALOUX
Il était une
fois un châtelain et sa femme,
Une femme à
la beauté éblouissante,
Qui n’avait
d’égale que sa bonté et sa gentillesse.
Leur demeure
était un joli manoir à la campagne,
Entouré d’un
parc arboré et d’un étang,
Où la faune
locale avait pris possession des lieux.
Mais dans ce
décor paradisiaque, se tramait un drame.
Le châtelain
était très amoureux de son épouse,
Mais il
était aussi très jaloux,
Et ne
supportait plus les regards insistants des invités,
Lors des
dîners prestigieux qu’il organisait avec le gratin alentour.
Il s’enferma
alors dans un délire paranoïaque,
Et décida de
soustraire la beauté de sa femme aux yeux du monde.
Malgré ses
supplications, il l’enferma dans la plus haute chambre du manoir,
Et lui
expliqua, que dorénavant, il serait son seul visiteur.
Même les
domestiques avaient ordre de ne pas rentrer dans la chambre,
Il lui
apportait ses repas et choisissait ses toilettes.
Prisonnière
de son époux, la châtelaine était désespérée.
Ses pleurs
résonnaient dans le manoir,
Mais
personne ne lui vint en aide.
Un soir de
décembre, elle se pendit au lustre du plafond,
Préférant
mourir que de vivre recluse.
Fou de
douleur, son mari se donnât la mort avec son fusil de chasse,
Et depuis,
l’on raconte que les nuits de pleine lune,
On peut
entendre les pleurs de cette malheureuse dans le vent.
Aujourd’hui,
le manoir est à l’abandon,
Il est dit
hanté, et les gens ont peur de s’en approcher.
La légende
dit que le châtelain est damné, condamné à brûler en enfer,
Pour avoir
provoqué la mort d’un ange.
Vie de château/Jill Bill
VIE DE CHÂTEAU

Il est
chouette notre nouvel îlot, hein,
Avec son abri
genre Petit Trianon...
Soyons comme
les oies du capitole
Veillons au
grain !! Pas bêtes, comme on le dit.....
Merci
N'ancy-le-Franc
Amie des
oiseaux palmés...
Nous sommes
traitées en reines
Nous les
oies, sauvages !
Prisonnière, mot que nous ignorons,
Notre foie en
paix
Et mourir de
notre belle mort
Au bord du
canal, doux dernier soupir...
Pour l'heure
Du bel
escargot de Bourgogne
Fera notre
délice, avec les herbes tendres...
Et si une
épinoche venait à sauter hors de l'eau
Ne boudons
pas cet autre plaisir....
Plus belle la
vie, plus belle
Notre
feuilleton au jour le jour !
18 janvier 2026
sujet 170 - Coté écrivains
La vie de château Jill Bill
La folie d'un homme jaloux Tarval
La prisonnière Ecridelle
Ballade pour une prisonnière Marie Sylvie
Le manoir caché J.Libert
Le château d'Ancy le Franc François
17 janvier 2026
sujet 170 - semaine du 17 au 24 janvier
Allez hop tout le monde à la campagne sur une photo que j'ai prise lors d'une balade. Pour l'instant je ne vous dis pas où pour ne pas influencer les textes.
Dignité/François
Dignité
On se demande si c'est une statue,
Ou un mannequin de mode,
Parfaitement revêtu.
Ses vêtements révèlent un code,
D’un être qui a bien réussi,
Qui a su sortir des vieilles images,
Que l'on voyait dans certains pays
Qui pratiquaient malheureusement l'esclavage.
Cet homme a trouvé sa dignité,
Et au-delà de son costume,
Son maintien discret et sa fierté.
Engage le respect, en respirant la fortune.
Il y a là une balsamique note olfactive.
Qui fait contraste avec une impression ségrégative.
C'est une belle revanche sur la vie.
Jamais, il ne sera plus asservi.
Une îcone/J.Libert
UNE ICÔNE
L’homme en bronze semble avancer d’un pas sûr et léger. Il est encore comme bien vivant, le regardsouriant, fier, sous son chapeau à larges bords ; le pantalon large, un peu bouffant dont les jambes seterminent en un joli revers sur de souples mocassins lui imprime cette allure élégante et décontractée.
Hormis sa canne sous l’un de ses bras tandis que l’autre s’enfonce dans la poche du pantalon, rien n’indique le but de sa promenade.
À première vue, nul ne sait, non plus, qui est cet homme en marche. Aucune plaque commémorative ne le désigne.
Ancré, sans piédestal, grandeur nature : 1, 83 m. il a le regard orienté vers la mer, là bas, tout près. Il arpente le long boulevard d’une des plus belles villes Cubaines qu’il a tendrement aimé au cours de sa vie un peu trop brève puisqu’il décède à 44 ans.
Les Cubains ont encore dans les oreilles ces rythmes Africo-Cubains aux vertus balsamiques que lui seul savait si bien rendre.
De tout temps, en tout lieu, le monde produit des génies dans tous les domaines. « Benny Moré » était de ceux là. Doté d’une oreille hors du commun, très jeune, il apprend, il retient avec une étonnante facilité. Il deviendra l’une des icônes de la musique populaire Cubaine des années 40-60.
L'elixir du passant/Marie Sylvie
L'élixir du passant
Le promeneur/Tarval
LE PROMENEUR
Que fait ce dandy dans cette rue déserte ?
Il a l’air heureux dans son costume couleur balsamique,
Une bougie à la main, pour éclairer je ne sais quoi,
Il marche d’un pas nonchalant,
Son chapeau vissé sur la tête,
En regardant d’un air pensif les arbres alentours,
Il paraît irréel, dans cette allée sans âmes,
Où seuls ses pas résonnent dans le silence du quartier.
Mais est-ce vraiment un homme,
Ou simplement une statue déposée là par quelque artiste,
Le doute subsiste, mais cette présence est rassurante,
Le flegme de cette créature met en confiance,
On a envie de l’aborder pour un brin de discussion,
Et de comprendre cette béatitude qui le traverse,
Un peu de douceur et de fantaisie,
Dans ce monde empreint de violence.
Un gentleman/Jill BIll
Un gentleman
11 janvier 2026
sujet 169 - Les écrivains de la semaine
Un gentleman Jill Bill
Un promeneur Tarval
L élixir du passant Marie Sylvie
Une icone J.Libert
Dignité François
10 janvier 2026
Mémé va de l'avant/ François
Mémé va de l'avant
Ses cheveux blancs dans le vent,
Mémé à fond, va de l'avant,
En pédalant sur son vélo,
Elle dépasse même les motos.
Elle a un sacré coup de pédale mémé
En avançant de bon cœur,
Elle n'a pas besoin de moteur,
Sur l'asphalte, elle sait tracer, mémé !
Ils n'ont jamais vu ça les motards,
Se faire dépasser ainsi.
Sous leurs casques ils sont blafards,
À la limite de l'apoplexie.
Elle est en train de les humilier, mémé !
Maintenant, elle les a largués.
Leurs motos donnent ce qu'elles peuvent,
Mais mémé vient de gagner l'épreuve.
C'est un bel exemple écologique,
Obtenu grâce à une grande forme physique.
Il y a toujours un pépé ou une mémé qui sommeille en nous,
A tout âge on a le droit de s’amuser comme des fous
La gazette de Montpellier/Lilou
Faits Divers
| Édition Spéciale
COURSE-POURSUITE SURRÉALISTE :
ALIX PROVOST DÉFIE LA POLICE EN PLEIN GRAND PRIX
L’adrénaline
était à son comble ce matin sur le circuit de la ville. Alors que l’enquête sur
le célèbre tableau « Le Boucher » s'accélérait, la galeriste Alix Provost a
surpris tout le monde par une tentative d’évasion pour le moins spectaculaire.
C’est dans
une précipitation totale que la suspecte a pris la fuite au moment même
où la police confirmait l'inauthenticité des certificats de l'œuvre. Refusant
de se laisser passer les menottes, Alix Provost s'est élancée sur la piste de
course, au milieu de bolides lancés à pleine vitesse.
Coincée
entre les rugissements des moteurs et les sirènes hurlantes des lieutenants
Yann et Manu, elle a entamé un sprint désespéré. Pour la galeriste, ce n'est
plus une question d'art, mais une véritable course contre la montre. Chaque
coup de pédale résonne comme une provocation, transformant ce qui devait être
une simple arrestation en un moment plus vrai que nature.
Malgré la
puissance des motos de police, l’audace de la fugitive semble avoir pris le
dessus. « On n'avait jamais vu une telle détermination », confie un témoin sur
place. Dans ce décor surréaliste, Alix transforme sa cavale en un dernier
chef-d'œuvre de survie, laissant derrière elle une galerie en ruines et des
enquêteurs médusés.
La question
reste sur toutes les lèvres : jusqu’où ira Alix Provost pour ne pas finir
derrière les barreaux ?
Paulette et les loubards/Vegas sur Sarthe
Paulette et les loubards
Quand on partait de bon matin
Sur nos bécanes et nos bourrins
A fond d'manettes
Nous étions quelques gros loubards
Y'avait Fernand y'avait Nanard
Y'avait Kevin dit Pétochard
Et puis Paulette
On était tous à la ramasse
Sous nos casques on était fumasses
A fond d'manettes
Sur le circuit des vingt quatre heures
Sur nos customs et nos roadsters
On se cassait la margoulette
Derrière Paulette
Faut dire qu'elle avait l'coup d'pédale
Elle tenait le record mondial
A bicyclette
Et depuis qu'elle avait huit ans
Elle avait fait en cahotant
Paris-Marseille via Kurdistan
A bicyclette
Aujourd'hui on a tout lâché
Depuis qu'on s'est tous fait flasher
A fond d'manettes
Mais la Paulette elle court encore
faut dire qu'elle a jamais eu d'freins
sa bicyclette
La vie en échappée libre/Marie Sylvie
La vie en échappée libre
La Fève en or/Ecridelle
Mémé s'éclate/Tarval
MEME S’ECLATE
Mémé somnole dans son fauteuil,
En arrière-fond la télé diffuse le grand prix de moto,
Ça vrombit dans la pièce,
Et Mémé, qui a été dans sa jeunesse une motarde chevronnée,
Se met à rêver qu’elle participe au grand prix,
Elle enfourche sa bicyclette,
Et se mêle aux coureurs avec énergie,
Elle dépasse tous ses concurrents,
Elle est invincible, les cheveux au vent, le sourire carnassier,
Elle s’éclate, retrouve ses sensations perdues,
Et se sent plus vivante que jamais.
Jamais un rêve ne lui avait apporté autant de bonheur,
C’est toute sa jeunesse qu’elle retrouve,
Le temps d’une sieste,
Mais voilà, tout a une fin,
Le grand prix est terminé,
Les motos ont arrêté de vrombir,
Et Mémé se réveille en sursaut,
Elle se lève avec précipitation et éteint la télévision,
Ses rhumatismes sont bien présents,
Et lui rappellent que le temps a passé,
C’est l’heure d’aller faire les courses,
Elle enfourche son vélo,
Et pédale péniblement jusqu’au bourg,
Afin de garnir son panier pour le repas du soir,
Mais elle a gardé dans sa tête ce rêve incroyable,
Qui lui a procuré beaucoup de plaisir.
Vivement la prochaine sieste.



















