24 janvier 2026

sujet 171 - semaine du 24 au 31 janvier

Pour certains les souvenirs vont affluer. Gourmandise quand tu nous tiens.


 


et le mot  chemin



Le château d'Ancy le franc/François

 



Le château d'Ancy le Franc




Au pays des bons escargots,

Et du jambon persillé,

En Bourgogne, je suis allé au bord de l'eau,

Devant un château qui m'a émerveillé.

 

Je me suis posé dans le parc d'ANCY LE FRANC.

Là, j'ai mangé mon pique-nique.

Au milieu des oies, le spectacle était magnifique,

Une belle bâtisse trônait auprès de l'étang.

 

Derrière, après les arbres touffus,

J'ai pu visiter le magnifique château,

À vrai dire, à la visite m'a plu.

La Bourgogne aime montrer ses trésors.

Le manoir caché/J.Libert

 LE MANOIR CACHÉ




Ce coin de nature idyllique, à l’écart du monde urbain, est un décor de rêve où chacun souhaiterait s’exiler ou faire une retraite quelques jours.

Derrière le manoir d’une autre époque, les arbres de l’épaisse forêt se reflètent dans le lac aux eaux tranquilles, frissonnantes; leur verdeur profonde tranche avec le ciel clair où s’attardent de lourds nuages laiteux.

On y devine les gîtes et les nids de centaines de bêtes et d’oiseaux sauvages. Le jour, ils se cachent aux yeux de tous mais sortent la nuit, s’approchent de la rive pour s’abreuver tout leur soûl. Les biches côtoient les sangliers, la chouette, le héron cendré.

Sur les talus herbus, les oies, les canards, les cygnes font la pause, à la recherche de vers et d’insectes, avant de replonger, de concert, dans la fraîcheur bienfaisante de leur élément liquide.

En cette belle matinée de printemps, le manoir prend tout son relief. De loin, on le croirait inhabité, abandonné et, pourtant, quand on l’approche, il y règne un certain remue ménage.

Quelques jeunes filles, vivent là, pensionnaires, prisonnières pour plusieurs mois, le temps de terminer une grossesse et d’accoucher sur place avec l’aide d’une sage femme. Le manoir, appelé « maison maternelle » est loué par le Conseil Général du département. Il accueille de très jeunes femmes enceintes, qui n’ont pas la majorité. Elles sont exclues de leur environnement familial car elles sortent du cadre de la conformité sociale de cette époque. Certaines sont forcées d’accoucher sous x. On est en 1965 !!

Ballade pour une prisonnière/Marie Sylvie

 Ballade pour une prisonnière



Je suis prisonnière 
D'un corps qui ne marche plus
Mais mon âme elle
Elle s'élance au rythme des plumes sur l'eau.

Le bâtiment veille
Immobile comme moi
Mais il abrite mes rêves 
Qui traversent les murs.

L'eau s'écoule
Comme mes jours 
Avec lenteur
Avec peine
Mais elle reflète le ciel
Et parfois ... un miracle.

Les oies avancent
Sans me voir
Mais je les suis en silence
Dans mes ballades intérieures
Où chaque mot est une aile
Chaque vers une échappée.

Je suis prisonnière 
Mais je bénis cette prison
Qui m'ouvre à l'invisible 
À la beauté qui ne demande
Ni pas ni distance
Juste un cœur qui écoute.
     
         Lorsque mes pas se taisent
            Mes mots avancent pour moi.

LA PRISONNIÈRE/Ecridelle

 La prisonnière



Dans cette maison aux allures de château vivait depuis longtemps une femme qui en son temps fut connue mais on oublia peu à peu son existence.
La Prisonnière du pavillon fut enfermée dans cette demeure isolée, construite comme un château miniature, élégant en apparence mais soigneusement tenu à l’écart du reste du domaine. Elle se trouvait non loin d'un étang où elle pouvait apercevoir la vie dehors, Des canards venaient souvent au bord de la rive et se baignaient tranquillement.
Parfois des gens passaient sans songer un instant que dans cette maison se trouvait quelqu'un qui hélas n'avait pas été d'accord avec le pouvoir des élites. Sa position au cœur des affaires politiques la rendait trop dangereuse pour rester libre. Elle avait été témoin de décisions sensibles, de négociations discrètes et de compromis que l’on ne voulait pas voir exposés.
Plutôt que de l’emprisonner officiellement, ce qui aurait attiré l’attention, il fut décidé de la faire disparaître des cercles publics. On parla d’une retraite volontaire, d’une santé fragile, puis plus rien. En réalité, elle fut installée ici, sous surveillance constante, dans un cadre choisi pour donner l’illusion d’un confort acceptable.
Des domestiques et des intendants étaient chargés de ses besoins quotidiens, veillant à ce qu’elle ne manque de rien, tout en contrôlant ses déplacements. Tous ceux qui étaient amenés à la contacter devait signer une clause de non divulgation.
La maison, avec ses allures de petit château, servait à masquer la nature réelle de sa situation : une détention discrète, ordonnée, pensée pour durer. Face à l’étang, la Prisonnière du pavillon vécut ainsi mise à l’écart du monde, sacrifiée au nom de la stabilité politique.
Une sorte de ""Masque de Fer "" féminine de notre temps...

LA FOLIE D’UN HOMME JALOUX/Tarval

 LA FOLIE D’UN HOMME JALOUX




Il était une fois un châtelain et sa femme,

Une femme à la beauté éblouissante,

Qui n’avait d’égale que sa bonté et sa gentillesse.

Leur demeure était un joli manoir à la campagne,

Entouré d’un parc arboré et d’un étang,

Où la faune locale avait pris possession des lieux.

Mais dans ce décor paradisiaque, se tramait un drame.

Le châtelain était très amoureux de son épouse,

Mais il était aussi très jaloux,

Et ne supportait plus les regards insistants des invités,

Lors des dîners prestigieux qu’il organisait avec le gratin alentour.

Il s’enferma alors dans un délire paranoïaque,

Et décida de soustraire la beauté de sa femme aux yeux du monde.

Malgré ses supplications, il l’enferma dans la plus haute chambre du manoir,

Et lui expliqua, que dorénavant, il serait son seul visiteur.

Même les domestiques avaient ordre de ne pas rentrer dans la chambre,

Il lui apportait ses repas et choisissait ses toilettes.

Prisonnière de son époux, la châtelaine était désespérée.

Ses pleurs résonnaient dans le manoir,

Mais personne ne lui vint en aide.

Un soir de décembre, elle se pendit au lustre du plafond,

Préférant mourir que de vivre recluse.

Fou de douleur, son mari se donnât la mort avec son fusil de chasse,

Et depuis, l’on raconte que les nuits de pleine lune,

On peut entendre les pleurs de cette malheureuse dans le vent.

Aujourd’hui, le manoir est à l’abandon,

Il est dit hanté, et les gens ont peur de s’en approcher.

La légende dit que le châtelain est damné, condamné à brûler en enfer,

Pour avoir provoqué la mort d’un ange.


Vie de château/Jill Bill

 VIE DE CHÂTEAU





Il est chouette notre nouvel îlot, hein,

Avec son abri genre Petit Trianon...

Soyons comme les oies du capitole

Veillons au grain !! Pas bêtes, comme on le dit.....

 

Merci N'ancy-le-Franc

Amie des oiseaux palmés...

 

Nous sommes traitées en reines

Nous les oies, sauvages !

 

Prisonnière, mot que nous ignorons,

Notre foie en paix

Et mourir de notre belle mort

Au bord du canal, doux dernier soupir...

 

Pour l'heure

Du bel escargot de Bourgogne

Fera notre délice, avec les herbes tendres...

 

Et si une épinoche venait à sauter hors de l'eau

Ne boudons pas cet autre plaisir....

 

Plus belle la vie, plus belle

Notre feuilleton au jour le jour !

 




18 janvier 2026

sujet 170 - Coté écrivains


 


La vie de château    Jill Bill

La folie d'un homme jaloux   Tarval

La prisonnière    Ecridelle

Ballade pour une prisonnière  Marie Sylvie

Le manoir caché   J.Libert

Le château d'Ancy le Franc   François

17 janvier 2026

sujet 170 - semaine du 17 au 24 janvier

 Allez hop tout le monde à la campagne sur une photo que j'ai prise lors d'une balade. Pour l'instant je ne vous dis pas où pour ne pas influencer les textes. 


le mot facultatif : prisonnier (ou prisonnière)





Dignité/François

 Dignité





On se demande si c'est une statue,

Ou un mannequin de mode,

Parfaitement revêtu.

 

Ses vêtements révèlent un code,

D’un être qui a bien réussi,

Qui a su sortir des vieilles images,

Que l'on voyait dans certains pays

Qui pratiquaient malheureusement l'esclavage.

 

Cet homme a trouvé sa dignité,

Et au-delà de son costume,

Son maintien discret et sa fierté.

Engage le respect, en respirant la fortune.

 

Il y a là une balsamique note olfactive.

Qui fait contraste avec une impression ségrégative.

 

C'est une belle revanche sur la vie.

Jamais, il ne sera plus asservi.

Une îcone/J.Libert

 UNE ICÔNE



L’homme en bronze semble avancer d’un pas sûr et léger. Il est encore comme bien vivant, le regardsouriant, fier, sous son chapeau à larges bords ; le pantalon large, un peu bouffant dont les jambes seterminent en un joli revers sur de souples mocassins lui imprime cette allure élégante et décontractée.

Hormis sa canne sous l’un de ses bras tandis que l’autre s’enfonce dans la poche du pantalon, rien n’indique le but de sa promenade.

À première vue, nul ne sait, non plus, qui est cet homme en marche. Aucune plaque commémorative ne le désigne.

Ancré, sans piédestal, grandeur nature : 1, 83 m. il a le regard orienté vers la mer, là bas, tout près. Il arpente le long boulevard d’une des plus belles villes Cubaines qu’il a tendrement aimé au cours de sa vie un peu trop brève puisqu’il décède à 44 ans.

Les Cubains ont encore dans les oreilles ces rythmes Africo-Cubains aux vertus balsamiques que lui seul savait si bien rendre.

De tout temps, en tout lieu, le monde produit des génies dans tous les domaines. « Benny Moré » était de ceux là. Doté d’une oreille hors du commun, très jeune, il apprend, il retient avec une étonnante facilité. Il deviendra l’une des icônes de la musique populaire Cubaine des années 40-60.

L'elixir du passant/Marie Sylvie

 L'élixir du passant


Il se tient là
Tel un souffle figé dans l'instant
Le pouce levé vers l'invisible 
Statufié dans l'éloge du quotidien.

Son chapeau abrite les pensées du vent
Sa poche garde les secrets des pavés
Et son regard ... balsamique
Distille la paix dans le tumulte urbain.

Autour de lui les bancs attendent 
Les arbres murmurent des confidences
Les colonnes des façades s'inclinent 
Comme pour saluer un vieux compagnon.

Il ne marche plus
Mais il avance avec nous
Telle une mémoire douce
Un baume sur les heures pressées.

Et nous passons 
Sans toujours le voir
Mais lui
Lui bénit chaque pas.

Le promeneur/Tarval

 LE PROMENEUR




Que fait ce dandy dans cette rue déserte ?

Il a l’air heureux dans son costume couleur balsamique,

Une bougie à la main, pour éclairer je ne sais quoi,

Il marche d’un pas nonchalant,

Son chapeau vissé sur la tête,

En regardant d’un air pensif les arbres alentours,

Il paraît irréel, dans cette allée sans âmes,

Où seuls ses pas résonnent dans le silence du quartier.

Mais est-ce vraiment un homme,

Ou simplement une statue déposée là par quelque artiste,

Le doute subsiste, mais cette présence est rassurante,

Le flegme de cette créature met en confiance,

On a envie de l’aborder pour un brin de discussion,

Et de comprendre cette béatitude qui le traverse,

Un peu de douceur et de fantaisie,

Dans ce monde empreint de violence.

Un gentleman/Jill BIll

 Un gentleman






Un gentleman décontracté
Sur l'avenue, vide
A déserté ses bureaux, son business
Pour une césure,
Il est dans le barreau, de chaise
Cigare de Cuba...... Le Churchill !

Il use de manière balsamique
Avec son personnel
Douce-aigre
Tout dépend des ventes......

On chuchote dans son dos
Plus on n'ose, chacun tient à son job.....

Eusebio est bagué mais à maîtresses, sa nicotine,
Pas très fidèle le bougre...
Il s'enflamme comme allumette
A la vue d'une nana couleur tabac, surtout...
Monsieur a du tirage !

Un gentleman décontracté
Sur l'avenue, vide
En poche sa guillotine
Pour son bon plaisir.......

11 janvier 2026

sujet 169 - Les écrivains de la semaine


 


Un gentleman   Jill Bill

Un promeneur   Tarval

L élixir du passant  Marie Sylvie

Une icone   J.Libert

Dignité   François

10 janvier 2026

sujet 169 semaine du 10 au 17 janvier

 


et le mot facultatif    balsamique









Mémé va de l'avant/ François

 Mémé va de l'avant



Ses cheveux blancs dans le vent,

Mémé à fond, va de l'avant,

En pédalant sur son vélo,

Elle dépasse même les motos.

 

Elle a un sacré coup de pédale mémé

En avançant de bon cœur,

Elle n'a pas besoin de moteur,

Sur l'asphalte, elle sait tracer, mémé !

 

Ils n'ont jamais vu ça les motards,

Se faire dépasser ainsi.

Sous leurs casques ils sont blafards,

À la limite de l'apoplexie.

 

Elle est en train de les humilier, mémé !

Maintenant, elle les a largués.

Leurs motos donnent ce qu'elles peuvent,

Mais mémé vient de gagner l'épreuve.

 

C'est un bel exemple écologique,

Obtenu grâce à une grande forme physique.

Il y a toujours un pépé ou une mémé qui sommeille en nous,

A tout âge on a le droit de s’amuser comme des fous

La gazette de Montpellier/Lilou

La gazette de Montpellier



Faits Divers | Édition Spéciale

COURSE-POURSUITE SURRÉALISTE : ALIX PROVOST DÉFIE LA POLICE EN PLEIN GRAND PRIX

L’adrénaline était à son comble ce matin sur le circuit de la ville. Alors que l’enquête sur le célèbre tableau « Le Boucher » s'accélérait, la galeriste Alix Provost a surpris tout le monde par une tentative d’évasion pour le moins spectaculaire.

C’est dans une précipitation totale que la suspecte a pris la fuite au moment même où la police confirmait l'inauthenticité des certificats de l'œuvre. Refusant de se laisser passer les menottes, Alix Provost s'est élancée sur la piste de course, au milieu de bolides lancés à pleine vitesse.

Coincée entre les rugissements des moteurs et les sirènes hurlantes des lieutenants Yann et Manu, elle a entamé un sprint désespéré. Pour la galeriste, ce n'est plus une question d'art, mais une véritable course contre la montre. Chaque coup de pédale résonne comme une provocation, transformant ce qui devait être une simple arrestation en un moment plus vrai que nature.

Malgré la puissance des motos de police, l’audace de la fugitive semble avoir pris le dessus. « On n'avait jamais vu une telle détermination », confie un témoin sur place. Dans ce décor surréaliste, Alix transforme sa cavale en un dernier chef-d'œuvre de survie, laissant derrière elle une galerie en ruines et des enquêteurs médusés.

La question reste sur toutes les lèvres : jusqu’où ira Alix Provost pour ne pas finir derrière les barreaux ?


Paulette et les loubards/Vegas sur Sarthe

 Paulette et les loubards



Quand on partait de bon matin

Sur nos bécanes et nos bourrins

A fond d'manettes

Nous étions quelques gros loubards

Y'avait Fernand y'avait Nanard

Y'avait Kevin dit Pétochard

Et puis Paulette

On était tous à la ramasse

Sous nos casques on était fumasses

A fond d'manettes

Sur le circuit des vingt quatre heures

Sur nos customs et nos roadsters

On se cassait la margoulette

Derrière Paulette

Faut dire qu'elle avait l'coup d'pédale

Elle tenait le record mondial

A bicyclette

Et depuis qu'elle avait huit ans

Elle avait fait en cahotant

Paris-Marseille via Kurdistan

A bicyclette

Aujourd'hui on a tout lâché

Depuis qu'on s'est tous fait flasher

A fond d'manettes

Mais la Paulette elle court encore

faut dire qu'elle a jamais eu d'freins

sa bicyclette

La vie en échappée libre/Marie Sylvie

 La vie en échappée libre



Ils avaient dit :
《 Il faut l'encadrer
La protéger
C'est un trésor 
Une mémoire vive.》

Alors on lui a mis deux bolides en escortes 
Casques vissés
Moteurs rugissants
Comme pour dire au monde :
《 Attention ! Passage de sagesse.》

Mais Mémé 
Elle 
Elle n'a pas lu le protocole.
Elle a sauté sur son vieux vélo
Panier garni de souvenirs
Et pédale à toute allure
Dans la  *précipitation du présent.

Les motards peinent à suivre.
Elle zigzague entre les âges 
Sème les regrets
Cueille les éclats de rire.
Son jupon claque tel un drapeau de victoire.

On croyait escorter une relique
On accompagne une comète.
On croyait escorter une ancienne
On accompagne une lumière.

La Fève en or/Ecridelle


La fève en Or



 
Voilà Huguette juchée sur son destrier à deux roues !
Cheveux blancs au vent, elle caracole sur sa selle en cuir quand un policier lui fait signe de s'arrêter !

Mémé obéit ! Respecter la police c'est sacré !

" Bonjour Madame, vos papiers s'il vous plaît ! "
"Monsieur l'agent, je ne les ai pas, dans la précipitation de la situation je les ai oublié à la maison ! "
" C'est aussi pour cela que vous avez oubliez de mettre le casque ? "
" Vaindiou !! Crie Mémé en se mettant les deux sur la tête, mais c'est bien vrai que j'ai aussi oublié le casque !"
"Madame, je vais vous demander de laisser ici votre moto et de venir au poste avec vos papiers avant de la récupérer."
Mais Monsieur l'agent c'est qu'ils vont m'attendre là- bas !"
"Mais où là-bas demande l'agent .""
" Ben à la dégustion de la galette des Rois ! Et c'est moi qui ai la fêve et qui doit la cacher dans une galette : C'est que c'est une fêve en or Monsieur l'agent ! "
"Hé bien on va appeler quelqu'un pour vous y conduire mais votre moto reste là ! Pas de papiers, pas de casque à votre âge c'est pas sérieux !!"
" Ah voilà on critique les séniors parce qu'il sont encore très actifs !
Mais Monsieur l'agent d'accord, 
on va appeler Ginette !"
Chose faite Mémé appelle Ginette qui ne tarde pas à débarquer !
Mais oh surprise ! La Ginette, elle arrive en side-car !
Elle crie au policier.
" Vous inquiètez pas Monsieur l'agent j'ai ses papiers et un casque !"
En douce elle regarde Mémé et lui chuchote ;
" ah ah on l'a bien eu hein !!! "
Mémé en est quitte pour une amende et de revenir chercher sa moto
après sa dégustation de la galette des rois !
Cette leçon vaut bien une galette non ??

 


Mémé s'éclate/Tarval

 MEME S’ECLATE




Mémé somnole dans son fauteuil,

En arrière-fond la télé diffuse le grand prix de moto,

Ça vrombit dans la pièce,

Et Mémé, qui a été dans sa jeunesse une motarde chevronnée,

Se met à rêver qu’elle participe au grand prix,

Elle enfourche sa bicyclette,

Et se mêle aux coureurs avec énergie,

Elle dépasse tous ses concurrents,

Elle est invincible, les cheveux au vent, le sourire carnassier,

Elle s’éclate, retrouve ses sensations perdues,

Et se sent plus vivante que jamais.

Jamais un rêve ne lui avait apporté autant de bonheur,

C’est toute sa jeunesse qu’elle retrouve,

Le temps d’une sieste,

Mais voilà, tout a une fin,

Le grand prix est terminé,

Les motos ont arrêté de vrombir,

Et Mémé se réveille en sursaut,

Elle se lève avec précipitation et éteint la télévision,

Ses rhumatismes sont bien présents,

Et lui rappellent que le temps a passé,

C’est l’heure d’aller faire les courses,

Elle enfourche son vélo,

Et pédale péniblement jusqu’au bourg,

Afin de garnir son panier pour le repas du soir,

Mais elle a gardé dans sa tête ce rêve incroyable,

Qui lui a procuré beaucoup de plaisir.

Vivement la prochaine sieste.