21 septembre 2024
Triste constat / J. Libert
courir après les déchets/Maïmouna
Courir après les déchets
Je suis invité samedi matin, par mon amie Rosa, à un écojogging ou plogging comme disent les suédois. J'avoue ne pas être un grand exemple d'écocitoyen mais je suis curieux de cette nouvelle activité ! Le tri de mes déchets, par exemple, n'est pas mon fort mais ce n'est pas par je-m'enfoutisme plutôt par méconnaissance. Je sais, c'est une mauvaise excuse car il y a les pubs à la télé qui répètent les consignes en boucle, les dépliants de CITEO glissés dans ma boîte aux lettres, les ateliers proposés par les associations qui expliquent les bonnes manières de le faire. En fait, je ne cherche pas à m'améliorer prétextant que je n'ai pas le temps ou que je fais de mon mieux par rapport à d'autres. Bref, je me cherche toujours des excuses pour ne pas sortir de ma zone de confort. Mais aujourd'hui, je vais tout faire pour être proactif sur un parcours de 7 kilomètres à petites foulées.
Je rejoins le groupe à 9h pile et déjà une vingtaine de personnes sont rassemblées pour écouter les
consignes. Les membres de l'association qui encadrent cet événement nous donnent un sac, des gants et des pinces pour les plus aguerris. A vos marques, prêts, c'est parti !
Au bout d'à peine 2 kilomètres mon sac est bien rempli : bouteilles plastiques en veux- tu en voilà, des emballages de toutes sortes, des mégots bien évidemment, des canettes toute boisson confondue … On trouve de tout, c'est effarant ! Quand je pense que des centaines de personnes passent tous les jours devant ces déchets sans rien faire. En même temps, je réalise que moi-même je fais parti de cette catégorie qui ne fait pas attention à son environnement et qui compte le plus souvent sur les autres pour ramasser leur poubelle. Il va falloir que ça change.
Au bout de 2h30 je suis fourbu ! Courir tout en se baissant pour ramasser les détritus et porter un sac de plus en plus lourd : c'est du sport! Mais je suis heureux que ce butin de plus de cent kilos récolté par l'ensemble des volontaires de ce matin parte au tri sélectif au lieu de rester dans la nature.
Déjà Rosa me propose de participer à la prochaine session et j'accepte spontanément en me disant que je ne détournerai plus le regard et assumerai mes responsabilités dorénavant.
Maïmouna
L'irréprochable/Jill Bill
Pas touche eh.......
Le Petit Poucet ne retrouvera plus son chemin, sinon,
C'est sa marque pour se faire, les croûtons d'pain,
Son père a coutume de l'abandonner au bois... !
Oooh moi et les histoires hein.......
Faut s'instruire mon vieux, faut s'instruire !!!
Trêve de plaisanterie ;
Les déchets, une bien vieille histoire, aussi,
Les déchets, dans sa poubelle,
Et plus belle serait notre planète !!
D épôt sauvage
E chantillon de l'incivisme
C 'est du propre... !
H ypocrisie de mise
E t passer à côté, auréole du saint,
T rouver à redire, mais faire......
16 septembre 2024
Sujet 106 - les participants
14 septembre 2024
Les ponts / J.Libert
Les ponts
Ponts de bois
Ponts de pierre
De métal
Ou de brique.
Simple corde
Ou branchages.
Passerelle,
Viaduc ou aqueduc.
Pont levis
Ou pont suspendu.
Le pont relie les peuples,
Relie les cultures.
Pont arc en ciel,
De l’Orient à l’Occident,
De l’Afrique à l’Amérique,
Du pôle Nord au pôle Sud,
« Arc encielise » des mondes
Uniques et différents
Mais, pourtant, si semblables
Voiles / K
La mer amère / L'Entille
40
jours sans voir la terre. Seule sur mon radeau qui ne s’appelle pas
« Méduse », je scrute l’horizon. Rien depuis des jours. Parfois un
pélican, un fou, du moins c’est ce que je crois. Je ne suis plus sûre de rien.
Ma raison vacille. J’ai soif, j’ai faim. Est-ce la fin ?
Soudain
le ciel s’ouvre. Sous mes yeux un trois-mâts. J’y crois pas ! J’y crois
pas ! Je lui fais des signes, je crie. Il ne me voit pas. Il ne m’entend
pas. Le Belém passe devant moi tranquillement. Il me snobe avec la flamme
olympique. C’est la fête à bord, la musique à fond, ça danse, ça boit mais ça
ne m’entend pas., ça ne me voit pas non plus.
Les
jeux olympiques ! Je m’entraînais en Méditerranée pour les épreuves de
voile et j’ai perdu le cap. Va falloir revoir les fondamentaux.
Et
soudain, les fesses mouillées, mon radeau prend l’eau. Je hurle si fort que je
me réveille en nage dans mon lit.
Ouf !
C’est fini. Plus de JO à la télé. Pliés, bâchés, fermés, la flamme éteinte, on
se revoit dans 4 ans.…
Au
revoir dans toutes les langues.
L'échappée belle / Galet
Couper les ponts… Prendre le
large et larguer les amarres… Retrouver sa liberté sous un ciel pur dégagé de
tous ces nuages qui s’accumulent et ont fini par obscurcir jusqu’au plus petit
recoin de son esprit : l’incompréhension de son entourage, la débâcle de
sa vie sentimentale et familiale, les peaux de bananes de la concurrence comme
ses pots de vin, la haine de ses collègues après le fiasco du marché avec
l’Afrique auquel il s’est opposé avant de dénoncer publiquement ce dossier à
fric, la compromission refusée, les regards d’abord désolés, puis méfiants et
enfin indifférents, la mise au placard.
Et plus personne à qui se
confier, aucune main à serrer dans les moments de désespoir.
Il avance vers l’eau, face au
soleil couchant, nu comme au premier jour, laisse la mer s’enrouler autour de
ses chevilles, caresser ses cuisses, enlacer sa taille, draper ses épaules… Il
marche vers cette lumière qui va fulgurer avant de disparaître pour illuminer
un ailleurs qui l’appelle.
Il continue de marcher, perd
pied, flotte un instant comme pris d’un ultime regret, puis se laisse couler,
les yeux grands ouverts.
Et son âme gonflée d’une
invisible ardeur cingle vers l’infini.
Bon vent ! / Maïmouna
Je sais que cela ne sera pas de
tout repos. D'autres avant moi en ont fait l'expérience sans grand succès. Mais
c'est plus fort que tout, je rêve de prendre le large et de m'extirper de cette
vie sans horizons. Je fais donc avec les moyens du bord, et pour cela, rien de
mieux que de devenir mousse sur un navire en partance pour l'Afrique.
Le capitaine, un vieux loup de
mer, n'a pas l'air commode mais il m'a à la bonne. Il a compris que je suis
motivé malgré mon peu d'expérience et que je serai sur le pont pour veiller au
grain de jour comme de nuit. Il ne me promet pas mer et monde, mais trois mois
de navigation, ce n'est pas la mer à boire en comparaison de ce qui m'attend si
je reste ici.
Je n'ai pas l'intention de me
faire mener en bateau comme mon défunt père ou mes frères qui triment sans
presque rien en retour. J'ai essayé au début pour ne pas être à contre courant
des autres, et j'ai très vite viré de bord quand j'ai réalisé que cela ne
mènerai à rien d'autre que de rester entre les quatre murs de cette ville
portuaire.
Moi je veux avoir le vent en
poupe et parcourir les forêts luxuriantes, descendre dans les mines de
diamants, marcher dans le désert mystérieux du Sahara et que sais-je encore.
Sorti de mon faubourg crasseux je ne connais rien du monde et mon but est d'arriver
à bon port afin de jeter définitivement l'encre pour créer mon propre commerce
fleurissant.
Ce qui me préoccupe depuis deux
jours, c'est le mal de mer typique d'un marin d'eau douce. Je vais très vite
savoir si j'ai le pied marin car deux moussaillons viennent de retirer la
passerelle nous reliant à la terre. Nous sommes fins prêts pour le grand
départ. Mettons les voiles, larguons les amarres et cap sur de nouvelles
aventures !







