26 novembre 2022

Témoin / Laura Vanel-Coytte

 

 

 


 

 Témoin

 Sur mon blog qui porte mon nom
Et parle de ce que j'écris
Et de ce (ux) que j’aime.
On s’arrête souvent à mes participations
Aux ateliers d’écriture
Et il ne faut pas que je parle
De mes quatorze livres à vendre.
Alors parlons ce dont je suis témoin
Comme le tableau d’Anuchit Sundariki
Que je découvre : un homme
Dans une pièce verte
Chargé
-Comme nous les sommes tous-
De bagages
(Et/ou) de lourdes expériences
Marche
Comme je dois et j’aime le faire
A travers des pièces successives et orange
-Ma couleur préférée-
Vers un ciel bleu
Orné d’un nuage gris.
Hier, j’ai été témoin d'un film
Qui m’a fait pleurer.


les histoires d'amour finissent mal, en général... / Emma

 

 

 


LE témoin / Tarval

 

 



 


Thomas partait sans regarder derrière lui,
Il avait été témoin d’un meurtre,
Et sa vie était en danger,
Il devrait témoigner lors du procès du meurtrier,
C’était un parrain de la drogue,
Et il avait des hommes partout,
Même dans les services de police,
Thomas n’en menait pas large,
Il allait être pris en charge par la protection des témoins,
Il devait tout quitter, sa famille, ses amis, son travail,
Il ne savait pas où il allait,
Ils n’avaient rien voulu lui dire,
Pour être sûr qu’il ne prévienne personne,
Il allait vivre seul, dans un endroit inconnu,
Et ça lui faisait peur,
Il avait le droit d’emmener deux sacs,
Pas plus, et toute sa vie se retrouvait dans ces deux sacs,
Il quittait la lumière pour l’ombre,
Il ne savait pas s’il allait tenir le coup,
Il avait des liens fusionnels avec sa famille et ses amis,
Et ça allait être très dur de ne plus les voir,
Mais sa vie était en danger,
Il n’avait pas le choix, il devait partir,
Et ne pas regarder derrière soi,
Pour simplement rester en vie. 

A l'aventure / Jill Bill

 


Sans témoin, sans personne

Partir, à l'aventure,

Un ou deux bagages,

Franchir porte sur porte

Pour un horizon nouveau

Qu'importe les nuages...

 

Sans témoin, sans personne

Changer d'existence, ennuyeuse,

Aller à la chasse, à l'or, au trésor,

Tel un Indiana Jones

Autre sort

Que celui de fonctionnaire...

 

Sans témoin, sans personne

Laisser un mot d'adieu

Sur le bureau

Libre de tous contrats

Et vivre en aventurier

Riche de tout et de rien...

 


 

http://jill-bill.eklablog.com

19 novembre 2022

Sujet n°21 - Du 19 au 26 novembre

 L'image :


  •  Le mot (usage facultatif) : témoin

  • Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse :

miletunesuite@gmail.com

Un fichier joint type Word facilite la publication : merci !

  

  • Au plaisir de vous lire, merci. 

Un petit-gros déjeuner / Cloclo

 


 

-Tu me demandes pourquoi je reste sans rien dire, tu devrais le savoir, toi qui me fais la tête dès que j’ai pris trois grammes. Là, je m’excuse, Antoine, mais c’est de la provoc de ta part. Ou alors, tu t’es trompé d’assiette, sachant que tu t’es couché tard hier soir et que tu dois changer tes lunettes cette semaine ! Je sais, tu as voulu me faire une surprise en préparant le petit-déjeuner seul. Pour une fois que ça arrive. Tu as voulu faire du zèle, sans doute, et comme on dit vulgairement « mettre le morceau ». Ou le paquet ! Et pour cela je te remercie, Antoine. Je te remercie, mais ne toucherai pas à cette alléchante collation, sachant que si je m’y attaque, j’en entendrai parler dans six mois encore. Avec les mots d’usage qui  les accompagne : gourmande, goulue, gloutonne, vorace, morfale…et tutti quanti. Alors que quand il s’agit d’un homme, jeune ou non on dit simplement : il a bon appétit. Ou encore : il a un bon coup de fourchette !

Désolée, Antoine, je sais, tout ça part d’un bon sentiment, et m’apporter ce plantureux repas au lit me touche énormément, chéri ! C’est bien la première fois que ça arrive ! Bon, je consens à prendre le croissant du haut, cela me suffira amplement.  Et toi, tu pourras t’occuper du reste, je pense que tu n’auras aucun mal.
Mais, en attendant, s’il te plaît, Antoine, il fait sombre. On n’ y voit goutte. Lève donc un peu l'abat-jour !


 

La dispute / Tarval

 

Tu me demandes pourquoi je reste sans rien dire,

Mais je ne comprends pas tes griefs contre moi,

Je n’ai pas fait ce que tu me reproches,

Et je préfère me taire car tu ne comprendrais rien,

Je suis très en colère contre toi,

Toi qui me répète sans cesse qu’il faut être irréprochable,

Tu accuses à tort et sans savoir,

Je te fais pars de mon désarroi,

Et tu te calmes enfin,

La nuit tombe, le silence s’installe,

On n’a plus rien à se dire,

Et la seule phrase que tu prononces est :

Il fait sombre, on y voit goutte,

Lève donc un peu l’abat-jour.

Un lit trop petit / margi

 

 


Tu me demandes pourquoi je reste sans rien dire ?

Parce que peut-être, ce n'est plus le moment.

De toute façon, il est trop tard pour en parler.

Et le dire n'arrangerait sans doute pas les choses.

Quant à le taire définitivement, ce n'est pas la solution non plus.

Je sais, ça serait nier une vérité de fait.

Alors, il faut un juste milieu, me rétorqueras-tu !

Sans doute répondrais-je, si tu me le demandais gentiment.

C'est un juste milieu que tu n'as su trouvé que pour toi.

A un mètre  quarante de chaque bord, ce n'est pas bien compliqué pourtant

Toi, encore allongée en travers du lit et moi encore sur la descente de ce même lit.

Il fait sombre. On n y voit goutte. Lève donc un peu l'abat-jour.