07 février 2026

 Mil et une suite devient Mil et une encore…


Nous nous retrouverons maintenant toutes les semaines sur le  blog pour nos échanges épistolaires.


https://miletune2.wordpress.com

avec changement d'adresse : 




Le blog BLOGGER n’est pas fermé vous trouverez toutes vos anciennes participations.


J’espère que ce changement saura vous plaire.


Avec le sourire


Lilou

DANS UN RECOIN OBSCUR/François

 

DANS UN RECOIN OBSCUR





Une musique discrète,

Avec pour instrument un piano,

Accompagné d'une clarinette,

Égrainent un adagio.

 

Une table contre un mur,

Dans une salle de bistrot,

Dans un recoin obscur.

Des bols sont mis en dépôt.

 

Il y a du café pour vous ravitailler,

Du lait chocolaté.

Des contenants sont ainsi posés,

Pour que vous puissiez déjeuner.

 

Ici, l'on vous sert, ces liquides,

Accompagnés d’ une paille.

C'est la patronne qui décide,

Ce que vous mangez sans faire ripaille.

 

Quatre bols, quatre bouts de pain,

Un peu de confiture d'abricots.

Votre ventre ne sera pas rempli, c'est certain.

Allant au labeur, après avoir déjeuné au bistrot.

 

Le petit déjeuner/Tarval

 Anna finit de préparer la table,




Le petit déjeuner



Quatre bols de chocolat chaud,

De la confiture, du nutella, de la brioche, du pain,

De quoi régaler les papilles de ses enfants,

Qui tardent à se lever, en ce dimanche matin.

La semaine, ils n’ont pas le temps de prendre le petit-déjeuner en famille,

Son mari part tôt au travail, et elle avale un café vite fait,

Avant d’emmener ses filles à l’école.

Mais le week-end, ils partagent ce repas tous les quatre,

Prennent leur temps, discutent du programme de la journée,

Selon les envies de chacun, et apprécient ce moment de complicité.

Ça y est, tout le monde se lève, s’installe à table,

Sandra, la cadette, est toute excitée,

Elle aimerait aller au zoo, il y en a un pas très loin,

Elle aime beaucoup les animaux, et sa sœur Albane est d’accord avec elle.

Anna et son mari pensent que c’est une bonne idée,

De plus le temps est clément, pas trop chaud en ce mois de printemps,

Ils emmèneraient des sandwichs, du pop-corn pour les chèvres,

Et profiteraient de leur journée au grand air.

Le petit-déjeuner est terminé,

Chacun débarrasse son bol et va se préparer pour aller au zoo.

Passer du temps en famille, c’est l’instrument du bonheur,

Il faut savourer ces instants précieux,

Car les enfants grandissent vite, 

Et dans quelques années, Sandra et Albane passeront plus de temps avec leurs amis qu’avec leurs parents.

Mais c’est la vie, alors Anna et Henri profitent de l’instant présent,

Et ils sont fiers de leur famille.


Petit déj'/An Maï

 Petit déj'



Petit déj', quatre bols

Pour les quatre petits trolls...

Il est tard maman s'affole

Pour les conduire à l'école

C'est toujours ell' qui s'y colle

L'instrument de torture

Pour elle c'est la voiture.

Caser sa progéniture

Puis filer à toute amure

Ce n'est pas un' sinécure

Le papa lui, travaille

Que ça chauffe ou que ça caille

Pour gagner vaille que vaille

Des sous pour la boustifaille

Qui nourrira sa marmaille.

Et ce soir plus que las

Bougonnant il rentrera

Les quatre trolls seront là

Maman ouvrira les bras

Et lui taira ses tracas.

Ce sont-là les moments

D'une famille d'antan

Aujourd'hui, bien des parents

Bossent tous deux à plein temps,

Qui s'occupe des enfants ?

Quatre bols... Souvenir

Ne pourrait-on revenir

En arrière et réunir

Même le temps d'un soupir

Autour de la table et des bols

Maman, papa et les trolls ?

Révélation/J.Libert

 Révélation 



  Elle fixe d’un œil encore endormi son réveil qui n’a pas fini de sonner. Impatiente, elle enfonce le bouton pour arrêter son bruit de crécelle mais il continue son agaçante musique. Alors, elle répète son geste de façon plus précise puis, elle se lève, traverse la chambre, pieds nus, sur le parquet tiédi et ouvre les deux battants des volets en bois. Une bourrasque de vent s’engouffre dans la pièce, disperse les dernières feuilles volantes, écrites à la main, laissées sur le bureau.

    Jeannette s’est mis en tête d’écrire son premier roman policier. Jusque là, elle y travaillait activement mais, depuis quelques jours, elle se sent en panne d’inspiration. C’est à peine si elle parvient à terminer ce sixième chapitre. L’enquête piétine. Voilà qu’elle se demande si elle va poursuivre l’aventure.

    D’ailleurs, dans l’air de la maison, flotte une odeur sucré de pain grillé, de café, de chocolat chaud, de quoi l’inciter à une douce procrastination. Sa tante, chez qui elle est descendue passer une semaine, lui a préparé des marmelades avec des fruits d’un immense jardin potager cultivé par son fidèle jardinier : de la rhubarbe, de la fraise, de la framboise, de l’abricot. C’est trop tentant ! Jeannette a bien l’intention de goûter à chacune d’elles.

    Tout en dégustant sa dernière « enconfiturée », elle vient d’avoir une révélation : Pourquoi le criminel ne serait pas un jardinier sans histoire, insoupçonnable, aimant cultiver les fraises, les framboises, la rhubarbe ?


Quatre bols et le pain / Marie Sylvie

 Quatre bols et le pain 


Sur la table aux carreaux sages

Quatre bols attendent leur passage.

Chacun une couleur

Chacun une humeur

Comme les notes d'un matin en douceur.


Le jaune pour la joie, éclat sans détour

Le rose pour la bonne humeur, tendre velours.

Le vert clair pour la clarté, limpide et vive

Et l'orange ... pour la force qui ravive.


Ils ne sont pas que vaisselle ou décor

Ils sont l' *instrument d'un pacte d'aurore.

Un appel discret de se nourrir de lumière

À faire du pain un repère, une prière.


Le pain repose, modeste mais ferme

Tel un rappel que le jour se confirme.

Et derrière, le chien blanc presque effacé

Veille sur ce rite, ce monde apaisé.


Le petit déjeuner devient philosophie 

Un art de vivre, une douce liturgie.

Chaque bol une offrande, 

Chaque geste un lien

Entre le corps, le cœur ... et le pain.

Le secret des bols/Ecridelle

 Le secret des bols





Il était une fois 4 bols de couleur.
En semaine on trempait dans chacun, tartine de beurre et banania miam miam !
Chacun avait sa couleur ;
Le jaune pour Patricia, le mauve pour Florence,
le vert pour Nadège, le Marron pour Chantal.

Il était une fois 4 bols de couleur qui attendait ces demoiselles.
Pendant ce temps, ils discutaillaient entre eux.
__ Le jaune à Patricia disait au bol de Chantal que sa couleur marron était merdique !
__ Le bol marron de Chantal répliquait que son teint de bol avait la couleur de la jaunisse !
__ Le bol vert de Nadège, toujours à viré au vert faisait la tête, jalousant la couleur du bol mauve de Florence qui elle, se la pétait toujours, en version de ses personnalités multiples.

Ce beau monde de bols s'enflammait ainsi la semaine mais le dimanche c'était une autre histoire;
Le dimanche c'était croissant, pain aux chocolat,
brioche et pain aux raisins.

Ce jour là c'était les petites réflexions des viennoiseries !
La brioche disait au pain de raisins,
__ Mais tu as vu comme tu es pourri avec tes taches de moisi !
Le pain aux raisins lui répondait;
__Et toi alors !! Tu es gonflé comme une baudruche avec tes kg en trop !
Et le pain au chocolat de dire au croissant;
Mais tu as vu ta drôle de forme, on dirait que tu vas te mordre la tête et la queue en même temps !
Et le croissant de répondre au pain au chocolat;
__ Non mais dis donc, est que je te demande pourquoi tu as de la crotte aux fessex moi ?
Ainsi se passait les petits dejs à la maison des 5 filles de la famille !
Vous devez vous dire ah mais alors pourquoi que 4 bols si elles sont 5 filles ?
Tout simplement car c'est moi l'ainée qui préparait les ptis dejs pour mes 4 petites sœurs, me levant toujours en même temps que Maman pour l'aider et je déjeunais bien avant mes sœurs...

Seuls les instruments métalliques se taisaient se suffisant à eux mêmes de leur musique !

L'instant PD, p'tit déj'

 L'instant PD, p'tit déj !



 

 

Un, deux, trois, quatre

Comme tous les matins

Un, deux, trois, quatre

Le même refrain ;

Les quadruplés n'y coupent pas !

Y a bon Banania, à la paille,

Et le choco bonne maman...

Ils marchent à la baguette

A l'ancienne,

Le coq des céréales ne chante pas, ici !!!

 

Et dans le même instrument, enfin, bol,

A petits pois, sans ras l'bol, jamais !

 

Us et coutumes de la maison

Gardée par Frolic

L'inspecteur du p'tit déj

Mais, qui se tient à carreau

Chacun sa gamelle, hein le chien !!

 

 

Pffff, moi z'aussi

J'irais bien à l'école avec la « moustache »......

 

01 février 2026

sujet 172 - Coté écrivains

 



L'instant PD, p'tit déj !  Jill Bill
Le secret des bols - Ecridelle
Quatre bols et la pain  - Marie Sylvie
Révélation  -   J.Libert
P'tit Déj  -  An Maï
Petit déjeuner - Tarval
La table - François

31 janvier 2026

sujet 172 - semaine du 31 janvier au 7 février

 



et le mot facultatif : instrument








Le Royaume des Douceurs/Lilou

 

Le Royaume des Douceurs





Le battement de la porte vient de s’éteindre, laissant place au silence feutré de la boutique. Dans l’air flotte un parfum lourd et délicieux, un mélange de vanille ancienne, de réglisse et de papier glacé. Pour la petite fille, le monde s’arrête ici, à la frontière de cette vitrine de verre qui la sépare de l’irréel. Ses yeux, que l’on devine écarquillés, parcourent les rangées de bocaux et les plateaux de petits fours comme on explore une carte aux trésors. Chaque bonbon est une promesse, chaque biscuit une aventure.

Derrière son comptoir de bois sombre, la commerçante observe ce manège avec une patience infinie. Elle ne dit rien, habituée à ce rituel dominical où le temps s'étire. Elle sait que pour l’enfant, le choix est une affaire sérieuse, presque solennelle. On n’achète pas seulement une friandise ; on choisit le compagnon de son après-midi. Les étagères hautes, chargées de boîtes métalliques aux noms oubliés, semblent veiller sur elles comme les gardiennes d'un secret d'autrefois.

Sur le sol aux rayures graphiques, l’ombre de la fillette s’allonge, soulignant sa solitude émerveillée. Tout est immobile, figé dans une teinte sépia qui rend l’instant éternel. C’est l’image même de l’innocence face au désir, un fragment de vie minuscule et immense à la fois. Bientôt, une pièce tintera sur le marbre, un sachet de papier crissera entre des doigts agiles, et la porte tintera à nouveau, refermant derrière elle le souvenir sucré d'un jour d'enfance.

Une pâte à macher/François

 

UNE PÂTE À MÂCHER, C’EST TOUT






En chemin elle trouva quatre sous,

Elle se rendit à l'épicerie,

Pour acheter une pâte à mâcher, c’est tout,

Sans penser à ses caries.

 

Sa préférence alla pour un malabar.

En espérant faire des grosses bulles,

Comme son frère aîné, Théodule,

Envers qui, elle avait tant d'égards.

 

L’épicière lui donna,

La friandise de son cœur.

Et sur ses lèvres elle claqua,

De belles bulles pour son bonheur.

Le cadeau d'anniversaire/J.Libert

 Le cadeau d'anniversaire



Ce 29 février 1948, jour de l’anniversaire de sa mère, Jocelyne, alors âgée de 5 ou 6 ans, lui avait demandé deux pièces de cent sous pour lui offrir cette douceur colorée qu’elle avait déjà repérée chez l'épicière boulangère du bourg, à proximité de son établissement scolaire.

Souvent, après l’école, avec une petite copine, elle s’y arrêtait pour acheter un ruban de réglisse enroulé autour d’un bonbon rond, bleu, rouge ou vert. Et tout au long du chemin de retour, toutes les deux tiraient sur ce rouleau noir, le déchiraient de leurs petites dents de lait pointues pour le mélanger au goût acide des mûres qu’elles cueillaient sur les buissons épineux.

Ce jour d’anniversaire était un dimanche matin. On était encore en Février. Emmitouflée dans sa veste à capuche, Jocelyne était entrée fièrement dans le magasin, avait désigné de son index droit les trois jolis fruits déguisés qu’elle convoitait en secret : trois pruneaux luisants fourrés de pâte d’amandes colorée en rose, beige et vert. L’épicière avait pris soin de les envelopper dans un cornet légèrement cartonné.

De retour chez elle, la fillette se tenait penaude, se dandinait d’un pied sur l’autre sur le pas de la porte de chambre que sa mère finissait de ranger. - Qu’as tu ma chérie ? Lui demanda doucement sa mère lui trouvant une attitude étrange.

- Maman, j’avais acheté des petits fruits à la pâte d’amandes pour ton anniversaire mais j’ai voulu y goûter et je les ai trop sucés ! répondit Jocelyne au bord des larmes...



Le chemin des douceurs invisibles/Marie Sylvie

 LE CHEMIN DES DOUCEURS INVISIBLES 





l y a des moments de ma vie où mon corps parlait sans mots.
Alors, j'étais un chant de pâtisserie.

Viennoiserie au matin
Flan à midi
Tartelette en offrande.
Chaque geste
Chaque pas
Chaque goutte de sueur 
Distillait les arômes d'un banquet secret.

J'étais mon propre parfum
Non celui que l'on vaporise
Mais celui que l'on vit.
Une alchimie entre l'effort et la gourmandise
Entre le muscle et la crème pâtissière.

Les clients s'arrêtaient 
Attirés par ce mystère sucré :
Une présence qui sentait le réconfort 
La chaleur du four
La tendresse d'un goûter d'enfance.

Et dans ce ballet quotidien
Je traçais mon chemin.
Un chemin de travail 
De joie
De corps offert au monde
Où chaque tartelette devenait une signature invisible.


       Sur mon chemin
       Même la sueur  avait le goût 
       Des douceurs que je portais en moi.

Vitrine Toxique - Vegas sur Sarthe

 Vitrine toxique




Des Antilles elle sentait cette longueur en bouche

et ces belles rondeurs des grasses langoureuses

je la rêvais fruitée, gourmande et généreuse

telle une gâterie qu'on liche et qu'on embouche.

J'avais abandonné Proust et sa madeleine

croyant gagner au change en croquant dans le dur

quelque torréfacteur féru de procédure

l'avait de son briquet grillée acétylène.

Je pensais au sucré du goût caribéen

je la trouvai molasse et cucul la praline

ganache parfumée enrobée gélatine

C'était la fée Cabosse et j'allais abdiquer

quand je vis effaré son pigment trafiqué

et le bleu patenté du E131*


* Colorant pétrochimique bleu-violet sombre dérivé du méthane

Petit instant de bonheur/Tarval

 Petit instant de bonheur



Petits gâteaux, tous aussi beaux, Lequel choisir, la fillette soupire, Sur le chemin de la maison, Elle s’est fait une raison. Son ventre réclame ce délicieux goûter, Et ses parents elle n’a pas écouté. Elle a pris un chemin de traverse, S’éloignant de chez elle sous l’averse, Pour aller rejoindre ce lieu magique, Où tout est magnifique. Elle regarde fiévreusement la vitrine, Cherchant la perle divine, Qui la fera chavirer de bonheur, Et lui donnera du baume au cœur


A l'Abeille/Jill bill

 A l'Abeille


Sur le chemin de l'école
Il y avait l'Abeille....... tout sucre, tout miel.

Ce comptoir si désuet à présent ;
Fallait-il encore avoir le sou en poche
Dans les années 60...
Si j'osais garder celui de la pieuse quête
Il était pour l'Abeille...... Ses divines hosties !!!

Commerce riquiqui
Une serveuse cravatée
Mademoiselle Violette
Et ses bonbons acidulés
Bâtons de réglisse
Sachets de poudre surprise.... Etc, etc...

Au bonheur des enfants
Des enfants non « griffés »
Des enfants en uniforme
Des enfants de la marelle, de la bille
Des enfants, tout court......

Il est où ma soeur Anne ce temps
Il est où......

La rigolade/ Jak

 La rigolade



Allô, c’est toi ? Je t’entends comme à travers une chaussette...


-Mais oui, c’est moi! Quelle surprise, tu n’es pas encore fâchée

avec ton téléphone ? Ça faisait un bail.


-Tu sais, en vieillissant, ce truc me tape sur les nerfs. Il sonne

toujours quand je m’endors enfin. La sieste, c’est devenu un

sport extrême : réussir à dormir avant que quelqu’un appelle.

Bon, bref... comment vas‐tu? Bien, j’espère.


- Oh, moi ça va. Et toi ?


-Ah... écoute, mieux vaut ne pas trop creuser. !


Figure‐toi que j’ai eu Hélène au téléphone. Et comme je lui

demandais si elle était toujours aussi bonne pâtissière, elle m’a

ressorti une histoire de nos jeunes années... Tu t’en souviens

peut‐être ?

Un jeudi, nous avions passé l’après‐midi à courir comme des

chèvres sur les chemins caillouteux.

On aurait dit trois tornades en jupons.

En rentrant, affamées comme des loups, on passe devant la


boulangerie... et là, la tentation. Le piège. Le guet-apens

pâtissier.

On entre. L’étal déborde de gâteaux. On salive comme des

Saint-Bernard.

Moi, je prends un baba au rhum. Hélène, un Saint‐Honoré.

Toi... mystère. Peut‐être un éclair, peut‐être deux, qui sait.

Arrive le moment de payer. On fouille nos poches. Le désert.

Le vide intersidéral.

Et là, idée de génie — la tienne, évidemment — on détale

comme des lapins.

La boulangère nous avait reconnues, bien sûr. On accompagnait

nos mères aux courses toutes les semaines.

- Oh oui, je m’en souviens! Quelle rigolade ! Mais j’en rougis

encore. Et la tannée que nos mères nous ont mise... Là, on a

moins rigolé !

— Ah, c’était le bon temps.

A propos, si je t’appelais, c’est pour te dire que je vais entrer

en maison de retraite. Le quotidien devient un peu compliqué à

gérer.

Mais attention: je compte bien sur toi pour venir me voir. Et

pas en courant cette fois......



25 janvier 2026

sujet 171 - Côté écrivains


 

La rigolade - Jak

A l'Abeille - Jill

Petit instant de bonheur  - Tarval

Le chemin des douceurs invisibles - Marie Sylvie

le cadeau d'anniversaire - J.Libert

Vitrine toxique - Vegas sur Sarthe

Une pâte à mâcher, c'est tout  - François

Le Royaume des Douceurs - Lilou


24 janvier 2026

sujet 171 - semaine du 24 au 31 janvier

Pour certains les souvenirs vont affluer. Gourmandise quand tu nous tiens.


 


et le mot  chemin



Le château d'Ancy le franc/François

 



Le château d'Ancy le Franc




Au pays des bons escargots,

Et du jambon persillé,

En Bourgogne, je suis allé au bord de l'eau,

Devant un château qui m'a émerveillé.

 

Je me suis posé dans le parc d'ANCY LE FRANC.

Là, j'ai mangé mon pique-nique.

Au milieu des oies, le spectacle était magnifique,

Une belle bâtisse trônait auprès de l'étang.

 

Derrière, après les arbres touffus,

J'ai pu visiter le magnifique château,

À vrai dire, à la visite m'a plu.

La Bourgogne aime montrer ses trésors.

Le manoir caché/J.Libert

 LE MANOIR CACHÉ




Ce coin de nature idyllique, à l’écart du monde urbain, est un décor de rêve où chacun souhaiterait s’exiler ou faire une retraite quelques jours.

Derrière le manoir d’une autre époque, les arbres de l’épaisse forêt se reflètent dans le lac aux eaux tranquilles, frissonnantes; leur verdeur profonde tranche avec le ciel clair où s’attardent de lourds nuages laiteux.

On y devine les gîtes et les nids de centaines de bêtes et d’oiseaux sauvages. Le jour, ils se cachent aux yeux de tous mais sortent la nuit, s’approchent de la rive pour s’abreuver tout leur soûl. Les biches côtoient les sangliers, la chouette, le héron cendré.

Sur les talus herbus, les oies, les canards, les cygnes font la pause, à la recherche de vers et d’insectes, avant de replonger, de concert, dans la fraîcheur bienfaisante de leur élément liquide.

En cette belle matinée de printemps, le manoir prend tout son relief. De loin, on le croirait inhabité, abandonné et, pourtant, quand on l’approche, il y règne un certain remue ménage.

Quelques jeunes filles, vivent là, pensionnaires, prisonnières pour plusieurs mois, le temps de terminer une grossesse et d’accoucher sur place avec l’aide d’une sage femme. Le manoir, appelé « maison maternelle » est loué par le Conseil Général du département. Il accueille de très jeunes femmes enceintes, qui n’ont pas la majorité. Elles sont exclues de leur environnement familial car elles sortent du cadre de la conformité sociale de cette époque. Certaines sont forcées d’accoucher sous x. On est en 1965 !!