21 juin 2025
LES VALISES DE CAROLE : UN HÉRITAGE SILENCIEUX / Marie Sylvie
Le Choix d'un jour / Ghislaine
Sur les étagères du savoir, des valises empilées les unes sur les autres,
posées là depuis des décennies attendaient celui ou celle qui
pourrait en prendre une de son Choix.
Pour être choisi à recevoir une de ses valises, point de demande.
L'attributeur, seul, pouvait convoquer une personne pour obtenir
une valise, selon le règlement toujours expliqué avant le Choix !
Chacune d'elles contenait un pouvoir mais il était à double tranchant.
Si le pouvoir était utilisé avec cœur, intelligence et légitimé,
la valise pouvait rester en sa possession.
Mais si par malheur, le pouvoir était utilisée de façon abusive,
mercantile ou pour faire le mal, la valise lui serait dépossédée,
ainsi qu'une partie de lui même et ce Choix aussi lui reviendrait.
Valmy Millemot, un jour reçu la fameuse convocation.
Petit homme rondouillard, pas très gâté par la nature,
fut invité à choisir une valise.
Comme il était petit, il ne put que choisir la moins haute sur l'étagère.
Elle était usée, en cuir orange mais encore brillante. Elle lui plaisait
beaucoup, il s'en empara donc avec les remerciements d'usage et
le règlement bien compris.
Quand il arriva chez lui, il ouvrit la valise doucement et aussitôt,
une voix surgit de la valise.
"Tu as le pouvoir de transformer toute chose ""
C'était tout ! Une seule phrase pour son pouvoir.
Mais comment s'en servir avec discernement ?
Comment savoir ce qu'il pouvait transformer en respectant
le règlement ?
Sa mère étant très malade, il transforma sa maladie en une énergie
positive et la maladie ne fut plus là.. Il n'avait eu qu'à dire ce qu'il voulait.
Il était fou de joie d'avoir ce pouvoir..
Un jour il vit un agriculteur pleurant devant son champ, désespéré
que l'averse de grêle ait tout détruit.
Il dit;
""Rends son bien à cet homme ""
Aussitôt le champ reprit son aspect et l'agriculteur ne sut jamais comment cela se fit mais il en fut heureux.
Valmy Millemot se sentait investi d'un pouvoir ultime de bonheur.
Quelques années passèrent à faire le bien jusqu'à ce qu'il rencontre Lilou.
Il en tomba fou amoureux mais la belle ne lui rendit pas son amour.
Il savait pourquoi. Petit et rond comme un ballon, comment pouvait il
plaire à la belle Lilou..
Les jours passaient mais pas son amour pour elle et la dépression s'empara de lui. Au point qu'il lorgnât sa valise plus que de raison.
Son amour pour Lilou fut plus fort que sa volonté et il dit;
"" Pour demain à mon réveil, fais que je soies
un bel homme et assez riche ""
Ainsi fut fait aussitôt.
De nouveau il courtisa Lilou avec sa nouvelle apparence et la belle
Lilou cette fois, succomba.
Elle accepta même de l'épouser.
Le jour du mariage, il reçut une convocation de l'attributeur.
Il s'y rendit, pensant qu'il avait utilisé pour le bien son pouvoir !
Mais hélas cela ne se passa pas bien.
L'attributeur lui posa une seule question .
"" Choisis de quelle partie de toi tu veux être privé ""
Il fallait répondre dans les cinq minutes sinon on mourrait.
Valmy réfléchit à toute vitesse et dit;
"" Retire moi le jour de ma vie où j'ai pris la décision de vouloir
ce pourquoi je suis là ""
A ce jour il est le seul à avoir déjouer le règlement avec intelligence et subtilité et continue à être heureux avec sa Lilou.
Mais bien sur, si valise lui fut retirée, son apparence resta puisque
son souhait avait été demandé pour le lendemain de sa décision.
Voilà comment contourner parfois les règles !
Les points sur les i / Jill Bill
16 juin 2025
Sujet 144 - Les participants
par Jill Bill
14 juin 2025
Voyage par procuration / Pierre Lpc
Voyage par procuration :
Je ne peux quitter mon logement
Alors je consomme tonne d'ouvrages.
Vos enquêtes ouvrent mes yeux largement
Autant que vos pas, aux pôles, aux steppes, aux nuages.
Encyclopédies, journaux, romans
Je dévore tout ce qui transporte mes sens.
Vos jungles foulées, j'en sens l'humide verdure.
Les rues peuplées, j'y vois les regards effrayés.
Instants furtifs immortalisés sur papier.
J'ai tout de même un rêve fou.
Tenir en mes mains un document
Qui ne contiendrait rien
Avec pour seul titre
Pages blanches pour esprits libres.
Balade matinale/Lilou
Balade matinale
Il n’a échappé à tous ceux qui me
connaissent que ma chienne Neige pose pour la photo. Souvenir car elle est
partie à l’âge vénérable de 19 ans. Mais en voyant toutes ce puzzle, les
souvenirs affluent ! Un particulièrement ! Un matin alors que je
venais de me presseur mon citron quotidien et ajouter de l’eau tiède, il parait
qu’il y a plein de vitamines et que cela nettoie le foie, j’ai vu les chaussons
de danse de ma petite Jeanne. Lors de sa dernière visite, elle avait dû oublier
de les remettre dans son sac. Heureusement comme une bonne danseuse, elle en a
plusieurs et je lui avais même montrer la photo de la tombe de Serge
de Diaghilev, prise à Venise. Elle s’était montrée très intéressée par
les photos de l’album et avait pris le temps de compulsé d’autres albums de mes
voyages. Le masque inca l’avait fortement impressionnée tout en jade matière précieuse
pour ce peuple disparu et le petit tuk tuk guatémaltèque rouge ; nous
avions pris un mémorable fou- rire quand j’avais prononcé le mot : trimballe
couillon !
Mon jus de citron bu, et je me dépêchais
car Neige se manifestait pour sa sortie matinale. Attrapant la laisse non sans jeter
un coup d’œil au tableau accroché la veille un bord de mer dégotté dans le vide
grenier du village, je suis sortie de la maison. De suite la chienne, se
précipita vers le portail qui comme d’habitude n’était pas fermé ; elle
courut immédiatement vers le champ voisin dans le but certain de « lire
son journal canin » alors que moi je m’arrêtais pour contempler mes belles
ancolies et les molènes de Phénicie mauve qui se balançaient dans la brise
légère de cette belle matinée. Au loin Neige aboyait, elle m’appelait ; je
sortis de ma rêverie et la rejoignis. Elle était à l’arrêt devant un objet
bizarre. Probablement oublié par un vendeur la veille, je reconnus un engin qui
servait à tricoter des chaussettes. Je l’ai ramassé et tout le long de la
balade je me suis demandé ce que j’allais en faire. Finalement dans la vitrine
des curiosités, il serait du plus bel effet.
DÉTENTE ET SÉRÉNITÉ / François
DÉTENTE ET SÉRÉNITÉ
Plutôt que se détendre avec un waterphone,
Un gadget aux effets incertains.
Il vaut mieux prendre sa vespa, le chien,
Pour aller près des vagues qui fredonnent.
On ne peut pas toujours chausser des demi-pointes,
En regardant un masque à la maison,
A penser près du chien, à des courtepointes,
Il faut savoir changer d’horizon.
Un thermos frais de citronnade,
Une serviette, un moyen de transport,
Vers la calanque, passe muscade.
Après, la rocaille, arrive à bon port.
Solitude et nature,
Détente et sérénité.,
Valent mieux qu'un waterphone.
Au milieu de cette verdure,
La plage s'étend devant l'eau bleutée,
Tout n'est que détente qui impressionne.
8-1-10 ou huit indices ? / K
Tendant l’oreille, le chien perçut l’odeur du citron.
Le waterphone ne trompait personne et peinait à se faire passer pour un interphone sous-marin.
Le code 142 06, organisé en convoi de voiturettes, prenait le chemin de la consigne de la gare.
Ce qui expliquait le regard surpris du masque mexicain, déjà passablement intrigué que personne ne réponde à la question « Pourquoi Delphine fait-elle pousser du delphinium ? ».
Il ne fallait pas compter sur le portrait-robot du père des danseuses pour lâcher la moindre information.
Décidément, il n’y avait plus l’ombre d’un doute.
La mer ne cessait d'aller et venir.
Petits éclats de joie / La Licorne
Petits éclats de joie
Ce soir, Monsieur Mozaïc, prénommé Alain,
se remémore tous les moments doux et sereins
qui ont "émaillé" son quotidien:
le thé au citron du matin,
les premières fleurs dans le jardin,
la promenade, sur la plage déserte, avec le chien,
le spectacle de danse classique, un peu plus loin,
devant les vagues turquoises et les rochers bruns,
au son d'un carillon cristallin...
La petite danseuse qui lui avait donné son 06, enfin...
un clin d'oeil du destin ?
La fin du chagrin ?
On verrait bien demain...









