Un gentleman Jill Bill
Un promeneur Tarval
L élixir du passant Marie Sylvie
Une icone J.Libert
Dignité François
Un gentleman Jill Bill
Un promeneur Tarval
L élixir du passant Marie Sylvie
Une icone J.Libert
Dignité François
Mémé va de l'avant
Ses cheveux blancs dans le vent,
Mémé à fond, va de l'avant,
En pédalant sur son vélo,
Elle dépasse même les motos.
Elle a un sacré coup de pédale mémé
En avançant de bon cœur,
Elle n'a pas besoin de moteur,
Sur l'asphalte, elle sait tracer, mémé !
Ils n'ont jamais vu ça les motards,
Se faire dépasser ainsi.
Sous leurs casques ils sont blafards,
À la limite de l'apoplexie.
Elle est en train de les humilier, mémé !
Maintenant, elle les a largués.
Leurs motos donnent ce qu'elles peuvent,
Mais mémé vient de gagner l'épreuve.
C'est un bel exemple écologique,
Obtenu grâce à une grande forme physique.
Il y a toujours un pépé ou une mémé qui sommeille en nous,
A tout âge on a le droit de s’amuser comme des fous
Faits Divers
| Édition Spéciale
COURSE-POURSUITE SURRÉALISTE :
ALIX PROVOST DÉFIE LA POLICE EN PLEIN GRAND PRIX
L’adrénaline
était à son comble ce matin sur le circuit de la ville. Alors que l’enquête sur
le célèbre tableau « Le Boucher » s'accélérait, la galeriste Alix Provost a
surpris tout le monde par une tentative d’évasion pour le moins spectaculaire.
C’est dans
une précipitation totale que la suspecte a pris la fuite au moment même
où la police confirmait l'inauthenticité des certificats de l'œuvre. Refusant
de se laisser passer les menottes, Alix Provost s'est élancée sur la piste de
course, au milieu de bolides lancés à pleine vitesse.
Coincée
entre les rugissements des moteurs et les sirènes hurlantes des lieutenants
Yann et Manu, elle a entamé un sprint désespéré. Pour la galeriste, ce n'est
plus une question d'art, mais une véritable course contre la montre. Chaque
coup de pédale résonne comme une provocation, transformant ce qui devait être
une simple arrestation en un moment plus vrai que nature.
Malgré la
puissance des motos de police, l’audace de la fugitive semble avoir pris le
dessus. « On n'avait jamais vu une telle détermination », confie un témoin sur
place. Dans ce décor surréaliste, Alix transforme sa cavale en un dernier
chef-d'œuvre de survie, laissant derrière elle une galerie en ruines et des
enquêteurs médusés.
La question
reste sur toutes les lèvres : jusqu’où ira Alix Provost pour ne pas finir
derrière les barreaux ?
Paulette et les loubards
Quand on partait de bon matin
Sur nos bécanes et nos bourrins
A fond d'manettes
Nous étions quelques gros loubards
Y'avait Fernand y'avait Nanard
Y'avait Kevin dit Pétochard
Et puis Paulette
On était tous à la ramasse
Sous nos casques on était fumasses
A fond d'manettes
Sur le circuit des vingt quatre heures
Sur nos customs et nos roadsters
On se cassait la margoulette
Derrière Paulette
Faut dire qu'elle avait l'coup d'pédale
Elle tenait le record mondial
A bicyclette
Et depuis qu'elle avait huit ans
Elle avait fait en cahotant
Paris-Marseille via Kurdistan
A bicyclette
Aujourd'hui on a tout lâché
Depuis qu'on s'est tous fait flasher
A fond d'manettes
Mais la Paulette elle court encore
faut dire qu'elle a jamais eu d'freins
sa bicyclette
La vie en échappée libre
MEME S’ECLATE
Mémé somnole dans son fauteuil,
En arrière-fond la télé diffuse le grand prix de moto,
Ça vrombit dans la pièce,
Et Mémé, qui a été dans sa jeunesse une motarde chevronnée,
Se met à rêver qu’elle participe au grand prix,
Elle enfourche sa bicyclette,
Et se mêle aux coureurs avec énergie,
Elle dépasse tous ses concurrents,
Elle est invincible, les cheveux au vent, le sourire carnassier,
Elle s’éclate, retrouve ses sensations perdues,
Et se sent plus vivante que jamais.
Jamais un rêve ne lui avait apporté autant de bonheur,
C’est toute sa jeunesse qu’elle retrouve,
Le temps d’une sieste,
Mais voilà, tout a une fin,
Le grand prix est terminé,
Les motos ont arrêté de vrombir,
Et Mémé se réveille en sursaut,
Elle se lève avec précipitation et éteint la télévision,
Ses rhumatismes sont bien présents,
Et lui rappellent que le temps a passé,
C’est l’heure d’aller faire les courses,
Elle enfourche son vélo,
Et pédale péniblement jusqu’au bourg,
Afin de garnir son panier pour le repas du soir,
Mais elle a gardé dans sa tête ce rêve incroyable,
Qui lui a procuré beaucoup de plaisir.
Vivement la prochaine sieste.
Mon vieux vélo
( sur l’air de mon beau sapin)
Mon vieux vélo
Loin des autos
Que j’aime te conduire.
Cheveux au vent,
Tambour battant,
Avec entrain
Sur les chemins.
Mon vieux vélo
Loin des autos
J’attire les sourires.
Mon vieux vélo
En rodéo
Tu files à folle allure.
Jup’ retroussée,
Tête baissée.
Sur les chemins,
Je ne vois rien.
Mon vieux vélo
En rodéo
Avec moi, rien n’est moins sûr.
Mon vieux vélo
t’es au repos,
Lâché, pauvre monture.
Dans ton garage,
On te ménage.
T’es qu’un souv’nir
Sans plus d’av’nir.
Mon vieux vélo
T’es au repos
Lâché, pauvre monture.
Sacré Mémé
Elle était arrivée l’air de pas y toucher
A son bras un p’tit panier
Sur le bar, elle l’a posé
Elle souriait Mémé
Par ici, personne la connaissait
Elle a bu un p’tit café
Mais au moment de payer
Un pétard est sorti du panier
Souriant elle a murmuré
« La caisse s’te plaît »
L’a rien su dire l’José
Elle est partie avec le blé
Sur son vélo elle a sauté
A fond elle a pédalé
J’peux vous l’jurer
Ils l’ont pas rattrapée